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Essai Alfa Romeo Giulietta Quadrifoglio Verde : la passion selon Alfa !

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Depuis son lancement, l’Alfa Giulietta n’en finit pas de faire tourner les têtes. Que ce soit en Multiair ou en Multijet, la belle italienne sait user de ses charmes. Alors si en plus on lui greffe un cœur plus gros pour la doter d’un vrai caractère latin, le mélange s’annonce explosif !

C’est ce qu’a fait la marque avec sa version Quadrifoglio Verde. Une finition haut de gamme sportive comme l’est la GTI à Volkswagen, en hommage au trèfle à quatre feuille peint par Ugo Sivocci sur sa 4 RL Targa Florio dans les années 20. Superstitieux, le pilote fait peindre un trèfle vert sur fond blanc sur chacune de ses voitures de courses. Mais le 08 septembre 1923, Sivocci perd la vie lors d’une sortie de piste à Monza. Ce jour là, il ne portait pas le Quadrifoglio Verde, et c’est en guise de deuil que le carré blanc qui entourait le trèfle a perdu un coin pour se muer en triangle.
Dès l’année suivante, toutes les voitures de course d’Alfa Romeo porteront l’emblème devenu mythique, mais ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale qu’il sera appliqué sur les voitures de série…et sur quelques modèles seulement !

Parmi ceux-ci les dernières productions de la marque Mi.To et Giulietta. Si la première a déjà été disséquée dans nos colonnes, c’est aujourd’hui la seconde qui passe entre nos mains.
Hasard ou coïncidence, notre modèle d’essai est identique en tous points dans sa présentation à la JTDm 170 chevaux essayée en fin d’année dernière : peinture rouge aux reflets nacrés, rétroviseurs polis, double embouts d’échappement de part et d’autre d’un faux diffuseur, et jantes spécifiques, argentées dans le cas présent. Si l’on excepte le fameux trèfle placé au coin de l’aile avant, bien malin qui pourra différencier l’essence du diesel.

A l’ouverture de la portière, on découvre un habitacle cosy et sportif, avec des sièges sport surpiqués de coutures rouges et au logo Alfa Romeo embroché dans les appuie-tête. Surpiqûres rouges que l’on retrouve également sur les leviers de vitesse et de frein à main, ainsi que sur le volant habillé de cuir et d’alcantara. Du bel ouvrage, qui se marie à merveille à l’insert de la planche de bord façon aluminium brossé.

En revanche, quelques plastiques auraient mérité un peu plus d’attentions, mais passons.Mais cette Quadrifoglio Verde, c’est avant tout par ses 235 chevaux qu’elle s’affirme. Point de V6 à l’horizon, mais un «petit» bloc 1.750cc turbocompressé. De quoi offrir la meilleure puissance spécifique d’une Alfa de série : 134ch/litre ! De bon augure, vous en conviendrez.
Avec ses 340Nm de couple disponibles dès 1.900tr/min, la Giulietta QV fait preuve d’une belle souplesse d’utilisation, très agréable en utilisation quotidienne…sur le mode «normal».
Car bien entendu, cette Quadrifoglio Verde ne pouvait se passer du sélecteur DNA, permettant de faire varier la réponse de l’accélérateur et du châssis selon trois modes : Normal, All Weather et Dynamic. Et c’est là que cela devient amusant…

Car en mode Sport, la Giulietta QV passe de la gentille compacte familiale sportive à la Sportive accomplie pouvant servir de familiale compacte. Dans ce mode, l’accélérateur se fait sensible au moindre effleurement du pied droit, et, surtout, le différentiel électronique Q2 entre en action !
Et l’auto d’enchaîner avec une aisance certaine courbes et épingles avant de relancer de plus belle jusqu’au freinage suivant, le tout, sans la moindre difficulté à faire passer sa cavalerie au bitume. Les chiffres sont d’ailleurs parlants : 6,8 secondes pour atteindre les 100km/h et 242km/h en pointe.

Mais les puristes regretteront surement le manque de caractère du bloc TBi, à la poussée trop linéaire et qui s’étouffe bien avant la zone rouge, à 6.000tr/min précisément. Ces mêmes aficionados déploreront également l’impossibilité de désactiver l’ESP, coupant court à tout désir de faire jouer le train arrière. Et tant qu’on est dans les reproches, sa sonorité aurait pu être plus exacerbée, avec un échappement Record Monza comme sur une Abarth 500 par exemple.

Mais ne boudons pas notre plaisir, l’Alfa Giulietta Quadrifoglio Verde est loin d’être dénuée de sensations, et son châssis travaillé marié à une direction directe et précise peuvent transformer les moindres méandres du bitume en spéciale de rallye. Le tout, dans un confort qui reste très correct pour tous les occupants.

Bien entendu, dans cette configuration, attendez vous à exploser les valeurs de consommation moyenne annoncée à 7,6l/100km par le constructeur. Lors de cet essai, mariant portions de routes menées tambour battant à sections d’autoroutes avalées à allure légale, notre consommation s’est établie à 9l/100km. Un chiffre tout à fait dans la moyenne des compactes musclées.

Côté prix , la Giulietta compte bien jouer sur l’effet «coup de cœur» pour séduire et s’affiche à 32.500 euros (29.990 euros en Belgique). Un prix compétitif si on le compare à celui de ses plus proches rivales en regard de leur puissance, Peugeot 308 GTI (200ch), Golf GTI (200ch), Mazda 3 MPS (260ch) ou encore Ford Focus RS (305ch).


Conclusion
Cette version haut de gamme sportive de la Giulietta vient confirmer les premières impressions relevées sur la Mi.To : une Quadrifoglio Verde s’inscrit plus dans la continuité d’une GT que d’une véritable sportive. Mais c’est sans doute ça aussi qui fait son charme, puisqu’elle est complètement exploitable au quotidien.

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Lire également :
Essai Alfa Romeo Giulietta 1.4l Multiair 170ch
Essai Alfa Romeo Giulietta 2.0 JTDM
Essai Alfa Romeo MiTo QV : en tenue de sport (1/3)

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17 Commentaires sur "Essai Alfa Romeo Giulietta Quadrifoglio Verde : la passion selon Alfa !"

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Cévennes
Membre

Superbe cette Giulietta! Sont bons quand même quand ils veulent chez Alfa…..

Tibo35
Membre

Cela fait depuis la 147 qu’Alfa refait des voitures plutôt sympa 🙂
La 147 sortie en 2000 n’a pas (trop) vieilli et fait toujours son petit effet 😀

Cévennes
Membre

En effet, ma 147 je l’ai gardé 8 ans et pendant ces 8 ans toujours autant de plaisir a la conduire!

JSM
Invité

Suis vraiment pas fan de leur design, que ce soit la face avant, les sièges, le dessin des roues ou du volant.
Et dommage qu’elle soit restée en traction. Une prop lui aurait donné le côté joueur qu’il lui manque !

kriss
Invité
Je l’ai toujours pensé, Alfa devrait se mettre à la propulsion, voire à l’intégrale… Ne serais-ce que pour l’image de la marque… On la compare à la 308 GTI (je l’aurais plutôt comparée à une Megane, mais là n’est pas la question), je pense qu’une Alfa pourrait être comparée à une BMW 125i ou à une Audi A3 2.0 TFSi… Ayant souvent conduit une Clio II 1.6 16v, possédé une Audi A3 1.8T et une Alfa 147 1.6 TS, à mon avis Alfa se rapproche plus d’Audi que de Renault… Mais voilà ça reste une traction, donc généralement moins excitante,… Lire la suite >>
r.burns
Membre

Comparable à une française notamment par le prix, la finition (le « mais passons »)
Ce qui est souvent lié quand même

Jean-trésor-prout
Invité

Drôle de comparaison avec une Focus RS sur la fin… ça n’a Rien à voir.

leelabradaauto
Invité

une belle auto pour monsieur tranquille. J’ai divorcé des alfa depuis qu’ils sont passés à la traction. Avant j’en ai possédé 8. Celle-ci est brillante en nouvelle technologie. Il faut la tester pour la comparer aux trains roulants de renault ou peugeot. Je vais l’essayer mais je ne l’acheterai pas. esp non déconnectable: c’est tout bêtement LAMENTABLE

Mamadou Dupont
Invité

Dans le passage sur les comparaisons, c’est marrant mais toutes les « concurrentes » sont citées sauf la Megane. Arf, leblogauto dans toute sa splendeur 😉

Il faut dire que celle-ci n’a rien a craindre de cette giuletta.

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