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Essai Chrysler Sebring CRD Limited: I love America (3/3)

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Suite et fin de l’essai de la Chrysler Sebring Cabriolet, avec la partie « au volant ». Evidemment, même si elle a été nommée d’après un fameux circuit de Floride, ce n’est pas une voiture de course.

Moteur

Point de V8 sous le capot. La Sebring Cabriolet se met à l’heure Européenne avec un 2,0l turbo-diesel 140ch (accouplé à une boite manuelle 6 vitesses.) Un gros émetteur de CO2 (183g, d’où un malus de 750€), mais plutôt sobre (6,8l en parcours mixte.)

Il doit tirer une masse de 1,85t, alors oubliez les départs façon dragster. Par contre, une fois lancée, elle est capable de bonnes reprises.

Sur demande, on peut vous obtenir une Sebring cabriolet équipée d’un V6 2,7l 186ch.

La croisière s’amuse

La Sebring Cabriolet que j’avais conduit en 1997 était une Américaine typique avec des suspensions dignes d’une 2cv (même si Chrysler se vantait qu’Emerson Fittipaldi en avait assurer le développement.)

Celle de 2009 m’a surpris dans le bon sens du terme. Un amortissement ferme, ni trop mou, ni trop dur. Par contre, la direction est restée « à l’Américaine »: vous pouvez tourner le volant avec deux doigts.

Reste le problème du gabarit. Aux USA, les rues sont larges et on effectue rarement des créneaux. Dans le vieux monde, il en va tout autrement. La Sebring Cabriolet affiche une longueur de 4,93m, mais avec un empattement de seulement 2,765m (soit respectivement 13cm de plus et 15mm de moins qu’une BMW série 6 Cabriolet.) D’où de longs porte-à-faux. Et faute de radars de recul, manœuvrer est un calvaire.

La Sebring Cabriolet préfèrera les autoroutes, où vous pourrez cruiser tranquillement. Les lignes droites, c’est son truc. Alors à vous les grands espaces!

Conclusion

La finition à hurler risque de faire fuir le quidam, qui trouvera mieux pour le même prix (34 570€.) Le turbo-diesel, la boite manuelle et les suspensions sont insuffisants pour convaincre les Européens. Dommage, car pour une voiture qui a 13 ans au compteur, elle offre des prestations très actuelles.

Les meilleures ventes de Chrysler France (je parle de la marque, pas au niveau du groupe) sont la 300C et la Sebring Cabriolet. Sans doute parce qu’aux yeux des clients, ce sont les seuls modèles de la gamme qui représentent d’authentiques « bagnoles Américaines »: des dimensions généreuses, un style opulent et un équipement ultra-complet.
Il y aurait sans doute un marché pour des berlines compactes dans le même style. On mesure la bêtise de Chrysler Corp., qui a délaissé l’Europe et les berlines, au profit du « tout crossover » et d’un repli sur les Etats-Unis.

Le plus incroyable, c’est que l’on n’arrive pas à détester cette voiture! Son style atypique plait beaucoup.
Avec un CD d’Eddy Mitchell (par exemple: « Rioooo/Riooo Grande/Dés la frontière passée/Nous s’rons blanchis, sauvés ») on se croirait vite sur la Route 66. Et vous pouvez devenir le roi sur le parking du Buffalo Grill.

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