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Essai Secma F16 : sur la route (2/3)

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La partie la plus intéressante de l’essai de ce Secma F16, voiture entièrement dédiée au plaisir de conduite. En reprenant le nom d’un avion de chasse américain, Secma se devait de proposer une voiture pleine de sensations. Alors ?

Faison d’abord un petit tour de…l’habitacle (osons le terme), ce qui ne devrait pas prendre bien longtemps vu le dépouillement de l’engin. Les deux sièges, tendus de cuir rouge, histoire de s’harmoniser avec la teinte de l’auto, sont moulés « dans la masse », ce qui accentue l’impression de se retrouver dans un baquet de karting, mais supprime toute possibilité de réglage. En fait, pour trouver une position de conduite confortable, seul le pédalier est réglable afin de permettre aussi bien à Dany de Vito qu’à Adriana Karembeu d’atteindre les pédales. La hauteur de la colonne de direction est préréglée en usine en fontion de la taille du client afin d’éviter aux plus grands gabarits de se retrouver avec les genoux dans le volant. La console centrale, moulée d’un pièce, intègre des cadrans centraux en provenance de chez PSA, tout comme les commodos de clignotants et le levier de vitesse d’ailleurs.

L’auto partage beaucoup de points commun avec un kart. La manière de s’intaller à bord : les deux pieds dans l’habitacle puis on se laisse glisser dans le baquet. L’assise au raz du sol : on peut même toucher la route ! Le volant : petit, gaîné de cuir et à trois branches métalliques. Autant de choses qui laissent présager un comportement particulièrement fun. Une fois à bord, on se sent tout petit, même à côté d’une Twingo par exemple. On tourne la clé de contact et c’est parti. Les premiers kilomètres sont parcourus comme passager avec un employé de l’usine comme pilote qui n’a pas peur de grimper dans les tours, ni dans les km/h. L’occasion de se rendre compte qu’une poignée de maintien serait la bienvenue dans les ronds-points et les virages serrés attaqués à vive allure ! Les suspensions sont extrêmement fermes, de quoi finaliser le comportement sportif de l’engin et accentuer, encore une fois, cette impression de karting. Le bruit du moteur est également omniprésent, l’insonorisation étant pour ainsi dire nulle. Dommage tout de même que le son de l’auto ne soit pas plus « noble ». En effet, seul l’échappement a été légèrement modifié, homologation oblige. Du coup, le bruit du 1.6 Renault reste…le bruit du 1.6 Renault. Sans commentaires.

Viens enfin le moment tant attendu : passer derrière le volant. Et en route ! La pédale d’accélérateur est très directe et l’embrayage n’a pas une course trop longue, ce qui, combiné au couple de 148 Nm et au poids de l’auto, lui permettent de se montrer très souple au démarrage et d’éviter les à-coups disgrâcieux. A la moindre pression sur la pédale de droite, le moteur répond présent, quel que soit le rapport enclenché et même sous les 2.000tr/min (Pour la petite histoire, les sorties de rond-points en 5ème à 40km/h ne posent pas de soucis). La direction est également un vrai régal : ferme et sans assistance, elle se montre très précise et  et remonte toutes les informations de la route ! Elle permet de positionner l’auto à l’endroit exact où on le souhaite, d’autant qu’on peut même voir ses roues avant. La voiture bénéficie d’un comportement tout simplement fabuleux… pour qui aime se faire plaisir au volant. Avec le F16, le moindre virage en épingle, le moindre rond-point ou la moindre chicane peut se transformer en partie de plaisir pour tout pilote en herbe. 
L’essieu arrière est extrêmement joueur et se montre aussi facile à faire partir qu’à rattraper. Un pur bonheur. Attention tout de même : si dans une voiture moderne ESP, ABS et autres contrôles de traction et de stabilité viendront calmer les ardeurs des plus téméraires, rien de tout cela n’est présent ici. Même le freinage n’est pas assisté et demande un certain temps d’adaptation. Heureusement, les disques sur les quatres roues font très bien leur boulot. Reste que, avec une répartition des masses de 40% sur le train avant et 60% sur l’arrière, ce dernier se montre relativement lourd et le fait savoir à chaque trou ou bosse un peu plus prononcé dans la chaussée. Mais c’est bien là le seul défaut que l’on peut trouver dans le comportement de l’auto. 

Côté performances, Secma annonce que son F16 arrache les 100km/h sont en moins de six secondes (5,9s exactement), ce qu’on croit sur parole après être monté dans l’engin, et une vitesse de pointe de 180km/h. Côté consommation, le F16 réclame 6,5 litres tous les 100 kilomètres en cycle mixte normalisé, de quoi lui autoriser une autonomie de 400 kilomètres avec ses 26 litres de réservoir. Une bonne nouvelle encore : avec 155gr/km de CO2, le F16 est exempt de malus écologique en France.

A lire également :
Essai Secma F16 : présentation (1/3)
Essai Secma F16 : conclusion (3/3)

A voir également : Galerie Essai Secma F16
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Site : www.secmavehicule.com

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