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Essai KTM X-Bow: de la piste à la départementale

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Quand une marque de moto rajoute des roues à ses engins on finit avec un quad, un tricycle mais rarement avec une bête de course qui a la particularité qui plus est, d’être homologuée pour la route. A sa présentation au salon de Genève 2007, cet objet mécanique au look de proto futuriste en a fait pâlir plus d’un, à commencer par votre serviteur, il était donc temps de combler ce vide et de grimper aux commandes de cette biplace au comportement très sportif (voir vidéo dans la suite de la note).L’occasion s’est présentée avec la rencontre de Bruno Vatan d’ Extrem Cars, heureux propriétaire depuis peu d’un tel engin qu’il propose à l’essai dans le cadre de son activité de découverte de voitures de prestige. Pour une telle machine, la proximité d’un circuit s’imposait et c’est sur le tracé de Folembray que se ferait donc la rencontre. Notre arbalète (en anglais dans le texte) apparait dans sa livrée orange et noire en fibre de carbone, assumant sans complexe un faux air de Radical SR9 des routes, juste assez pour faire frissonner jusqu’au plus blasé des habitants de la Sarthe…

La X-Bow (prononcer Cross-Bow) nous plonge immédiatement dans l’univers de la course:
Son châssis de barquette est équipé de deux baquets Recaro durs comme du bois, un volant extractible multifonctions rappellant ceux des protos du Mans, un pédalier règlable en longueur, des harnais 4 points, deux arceaux de sécurité autour de l’entrée dair, pas de pare-brise et des suspensions à basculeur. Mais la spécificité de la X-Bow, à l’instar des Caterham, Ariel Atom ou autres  Spider est qu’elle est bel et bien homologuée pour la route et qu’aussi invaisemblable que cela paraisse lorsqu’on grimpe à l’intérieur, nous pourrions nous diriger aussi sec sur une route de campagne locale pour continuer notre essai… Pas forcemment une bonne idée, le bac à gravier étant généralement notre ami, le bon sens nous conseille de rester sur piste fermée.

Cette spécificité lui impose donc quelques compromis que les puristes regretteront mais qui n’affectent aucunement le comportement de la voiture. Au niveau cosmétique, les phrares sont présents mais restent discrets et bien intégrés. La plus grosse surprise est au niveau de la sonorité du moteur.  Le 2l TFSI quatre cylindres à injection directe turbo est très discret (trop discret) pour des raisons évidentes et cela peut être initialement très déroutant, un peu comme lorsque l’on voit un 50cc équipé comme une moto de GP passer avec un bruit de solex, quelque chose cloche quelque part…  Qu’à cela ne tienne, on verra bien ce qu’il donne une fois en piste.

Pour grimper à bord, c’est un peu comme pour une monoplace… On passe par dessus, on se laisse glisser dans le baquet après avoir retiré le volant, on s’arnache, on règle le pédalier, on remet le volant et là croyez-moi, rien ne laisse plus présager que l’on est à bord d’une voiture de route. La position de conduite est optimale et tout, de la boite au pédalier, à été conçu pour vous faire attaquer ce point de corde comme un mort de faim.

Le 2L TFSI en route, l’embrayage est plus léger que sur une voiture de course et permet de décoller sans à-coup pour ce premier tour de chauffe. Les rapports se passent facilement et la direction est aussi directe et précise que sur un karting. Impossible de resister très longtemps à la tentation de la pédale de droite, les 240cv commencent à klaxonner sous le capot et son rapport poids puissance de 3,29 kg/ch vous projette de 0 à 100 en moins de 4 secondes. La X-Bow devient alors véritablement la voiture de course que son look laisse presupposer au premier abord. Son comportement est un vrai bonheur.

Une fois dans le rythme les tours s’enchaînent dans une frénésie que seules les voitures de compétition peuvent procurer. L’attaque des freinages est mordante avec une absence totale de roulis. Les changements de cap sont vifs et précis et le châssis répond au doigt et à l’oeil à condition de respecter les fondamentaux… En effet, un pied un peu lourd, un peu tôt, en sortie de courbe et c’est le coup de raquette immédiat. N’oublions pas que nous sommes à bord d’une propulsion dénuée de toute éléctronique qui aura tôt fait de vous rappeller à l’ordre. Ceci étant dit, l’empattement de la voiture et sa largeur d’un peu moins de 2 mètres lui confèrent une stabilité qui la rend à la fois très joueuse et très saine. Il vous sera assez rapidement possible de provoquer la glisse du train arrière sans pour autant risquer de finir dans un mur… Si seulement le bruit du moteur pouvait un pe plus contribuer à cette alchimie des sens…

La KTM n’est peut être pas la voiture la plus rapide du marché, ni la moins chère (€60476 tout de même!) ni même la plus légère avec ses 790kg qui ne supportent certes pas la comparaison avec une Ariel Atom par exemple mais son allure est unique et son comportement à la portée de tous, du plus sage au plus fougueux. La meilleure solution serait peut être encore d’aller faire quelques tours de piste avec, si vous ne saviez pas ou demander, vous voici désormais renseignés!

Trève de blabla, les images sont beaucoup plus éloquentes que ce long discours:

http://www.dailymotion.com/swf/video/x93r3f
Essai KTM X-Bow
Une production 3lezards.com

Galerie photo:
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Un grand Merci à David Launay de Fun&Race pour avoir organisé cet essai et pour sa contribution partagée du volant au cours de cette vidéo.
Un tout aussi grand merci à Bruno Vatan de Extrem Cars pour son accueil et la mise à disposition de la X-Bow.

Interview de Bruno Vatan – Extrem Cars:

http://www.dailymotion.com/swf/video/x93bxq

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