Affaire Auto Plus/Renault : le journaliste mis en examen

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En début de matinée, nous nous faisions écho du communiqué de Renault après la plainte déposée contre X dans le cadre d’une affaire d’espionnage industriel suite aux photographies et informations (relatives à la Twingo CC) fournies par l’un des collaborateurs de la marque à un journaliste d’Auto Plus. Le constructeur détaillait alors les raisons de cette action judiciaire en assurant ne pas viser directement le journal ou l’une de ses plumes. Sauf qu’au terme de sa garde à vue, Bruno Thomas, le rédacteur ayant eu accès aux renseignements, s’est vu notifier sa mise en examen par le juge du tribunal de Versailles en charge de l’instruction.

Au terme des quarante-huit heures de garde à vue, Bruno Thomas a été déféré devant le juge du tribunal de Versailles et mis en examen pour cinq chefs d’accusation : révélation du secret de fabrique et recel, contrefaçon par diffusion d’oeuvre de l’esprit au mépris des droits d’auteurs et recel, recel d’abus de confiance, acquiescement aux sollicitations de corruption et complicité de ce chef, et, contrefaçon par édition ou reproduction d’écrit de dessin ou toute autre production au mépris des lois règlements relatifs à la propriété de son auteur et recel.

Cette mise en examen suit la perquisition menée mardi matin par les fonctionnaires de police et le juge d’instruction dans les locaux du journal Auto Plus. Cette affaire relance le débat des sources journalistiques alors qu’un projet de loi devrait être étudié à la rentrée au Senat interdisant toute perquisition au domicile d’un journaliste ou dans les locaux de sa rédaction. Dans cette histoire d’espionnage industriel, et à la lecture des chefs d’accusation visant Bruno Thomas, il est désormais bien plus question que de la simple protection des sources…

A lire également. Affaire d’espionnage : Renault répond, Un journaliste d’Auto Plus placé en garde à vue et Perqusition chez Auto Plus pour espionnage industriel.

Source : AFP.

Crédit photo : Pierre Verdy  (AFP).

53 commentaires »

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  1. 1

    Pi

    c’est n’importe quoi, on marche sur la tête.
    révéler des scoops, ca a toujours existé dans ce milieu. je crois surtout que Rneault est sur les dents en ce moment, grosse pression car les résultats sont très moyens. cela dit, s’en prendre comme ca aux journalistes (sujet sensible en france, la liberté d’expression), ce n’est pas sûr que cela améliore leur image…tant pis pour eux

  2. 2

    dédé

    Tu as raison, il faut se laisser voler, c’est la conception de la liberté à la Française.

  3. 3

    Pink

    Autoplus fait ses plus grands tirages grâce aux articles sur les modèles de Renault -normal, c’est la première marque en France-… tout celà va s’arranger…

    Maintenant, il est normal qu’une entreprise défende son actif. Si elle à intérêt à laisser “fuir” des infos peu avant la commercialisation d’un nouveau modèle, il en est autrement quand les échénaces sont de plussieurs années : le manque à gagner est énorme.

    Bref, Renault -et )à travers lui, tous les autres constructeurs- dit “OK, dévoilez des scoops sur nos modèles, mais pas trop tôt SVP…”

  4. 4

    Mackanzaï

    Et si, par solidarité, plus aucun journal auto ne parlait de Renault pendant un petit moment? Pas de news, de test ou autre? Parce qu’après tout, Renault comme les autres profitent bien de la pub que leur font ces journaux….

  5. 5

    Guez

    @ mackanzaï: si auto-plus ne parlait plus de Renault, ses ventes de journaux diminuerai considérablement. En effet, révéler un scoop sur une marque qui représente pres de 30% du parc est plus vendeur que de parler de BMW ou Ferrari.
    L’échange gagnant-gagnant entre un constructeur comme Renault et Auto-Plus n’a plus lieu d’être quand l’une des deux parties “triche”.

  6. 6

    PL

    C’est la liberté de la presse vue par le gouvernement Sarkozy, et ça n’est que le début.

  7. 7

    AmV10

    En meme temps aller fourré ses yeux chez Renault !!!
    MDR !!!

    J’aurais compris Toyota, béhème ou merco mais Renault pfffffffffff !!!

    La punition sera française :D

  8. 8

    tap

    Ce qui est assez drôle, c’est qu’AutoPlus est souvent qualifié de presse auto poubelle, le voici de l’automobile, la rédaction pourrie et vendue jusqu’à la moelle.
    Renault, la victime dans tout ca, réagit de bon droit et on accuse maintenant CG d’avoir lui même ouvert le PC du journaliste, j’exagère à peine.
    Vive la liberté….à 2 vitesse….

  9. 9

    wolla

    Toyota mdr!!

  10. 10

    Scharley

    Attention au racourcis et attention à ne pas porter de jugement sur un travail de justice qui a pris plusieurs mois, sans rien connaitre du dossier.
    La justice travaille depuis plus d’un an sur ce sujet. Il semble que le but soit de “démanteler” la filière interne d’espionage industriel. La revente, et l’achat par la même occasion, d’information confidentielles protégée est un délit et doit être sanctionné comme tel.
    Il n’est pas normal que des employés face du recel de documents interne top secret à des fin personnelle. C’est effectivement considéré comme de l’espionnage instrustriel.
    On est bien loin du scoop obtenu à partir d’une planque (type paparazzi ou dessin d’artiste).
    Je suis assez ok avec Renault.

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