Tiroirs de linsolite: Renault de plage

Dorigine roturière, voire populo, on imagine la voiture de plage italienne ou britannique. Pourtant la 4cv, puis la 4L ont essayé de suivre les traces des Fiat 600 Jolly et autre Mini Moke. Avec les mêmes arguments, mais sans le même succès. Pas assez snob ?
Cest au milieu des années 50 que le phénomène très nouvelle vague prend son essor. Pas de capote, mais un parasol, qui évite le port ridicule dun couvre chef et de larges ouvertures pour rouler au contact des éléments. De Rimini à St Tropez, on na guère fait mieux pour supporter les perpétuels encombrements de saison. Cest sur le berceau de la 4cv que Ghia va se pencher en 1958 en proposant une version Jolly de cette voiture aussi populaire que les Fiat 500 et 600. Quelques exemplaires verront le jour. 10 ans plus tard, cest la Renault 4, qui reprend la même recette. Sinpar proposait jusqualors une rustique version Torpédo, popularisée par les Chevaliers du Ciel, avant détudier cette 4 places à parasol. Lancée en même temps que la Méhari, elle ne peut rivaliser avec liconoclaste Citroën, dans lair dun temps, ou lon cherche la simplicité plus quune décontraction convenue. Face au succès de la Citroën, la Régie diffusera, dès 1972, la Rodéo, imaginée par Raoul Teilhol. Un succès des Ateliers de Construction du Livradois, aux accents bien trop artisanal et rural pour prétendre au titre de voiture de plage. Une rumeur de Buggy a circulé en 2004, mais depuis rien. Et si Renault qui garde des supporters lointains, jouait la carte du glamour, avec des Jolly, Parisienne ou Plein Air ?
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