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Le monde merveilleux des communiqués de SAIC
Régulièrement, les constructeurs Chinois émettent des communiqués de presse où ils disent grosso modo: “On va conquérir le monde, on va lancer plein de modèles et dans 5 ans, on aura dépassé Toyota.” Au début, on y croit et cela fait peur. Puis, à la longue, comme la réalité est très loin des objectifs, ces communiqués font bien rire. Le comique du jour est SAIC, qui nous annonce ses plans pour NAC et MG, suite au rachat du constructeur.
SAIC parle d’injecter 8,5 milliards de yuans (soit 800 millions d’euros) dans les comptes de NAC. C’est à la fois peu dans l’absolu (à peine le dixième du budget nécessaire à la création d’une berline chez un grand constructeur) et énorme à l’échelle Chinoise.
Chez MG, les capacités de production seraient augmentées pour atteindre 200 000 unités. Aujourd’hui, les clients sont loin de se battre pour acheter des MG 7 et le constructeur multiplie les rabais. A Longbridge (Grande-Bretagne), la TF n’occupe que l’ancienne chaine de la Mini (l’actuelle Mini est produite par BMW dans une ancienne usine… MG.) Le reste a été rasé et les rats qui étaient planqués dans les recoins du site ont envahi la ville! Quant à la MG TF, NAC cherche encore a monter un pare-brise sans le casser (finalement, je n’étais pas loin de la vérité, cf.)
Mais avec l’argent de SAIC, MG pourrait faire des travaux d’agrandissement, embaucher du personnel ex-RoverMG et s’offrir un réseau de concessionnaires.

Pas d’infos sur Nanjing Soyat et ses voitures qui furent des Seat Ibiza/Inca dans une autre vie. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elles sont toujours produites. Les Chinois les boudent et seuls 800 unités sont sorties de l’usine en 2007. Pourtant, ils sont créatifs: regardez comment ils ont intégré une 2e porte latérale sur le Seat Inca:

Nanjing-Fiat est devenu Chery-Fiat. En 2006, la joint-venture avait produit 30 000 unités, bien loin des 300 000 envisagées. Le marché Chinois connait une croissance exponentielle, mais Nanjing-Fiat a réussi l’exploit de voir ses ventes s’effondrer, passant à 15 000 unités en 2007! Nanjing a gardé l’usine, la propriété intellectuelle des modèles fabriqués (des Siena et des Perla) et le réseau. SAIC table sur 150 000 Nanjing ex-Fiat en 2012. Très optimiste donc.

Source:
China Car Times
A lire également:
Chine : fusion des constructeurs SAIC et Nanjing
Nanjing-Fiat est mort, vive Chery-Fiat!
Un corbeau chez NAC-MG?
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J’adore l’illustration du chapeau.

Jubilatoire de revoir ainsi ces merveilleuses bêtes…
9/01/2008 @ 15:16
En gros, les constructeurs chinois se battent entre eux pour survivre. Trop de constructeurs obligés de se partager les parts.
9/01/2008 @ 15:43
R-I-D-I-C-U-L-E
9/01/2008 @ 16:19
Riez, riez, vous rirez bien moins dans quelques années…
9/01/2008 @ 16:42
A une époque pas si lointaine, on disait la même chose en parlant des japonaises.
Ce qui est sûr c’est que SAIC a la capacité financière et technique pour devenir un acteur mondial même si c’est pas en 2008 qu’il sera n°1 des ventes en Europe.
François - http://mgexpert.free.fr
9/01/2008 @ 19:43
SAIC MOTOR CORP.a juste vendu plus de 1 million 690 mille véhicules en 2007 sur le marché chinois et ses ventes ont progressé de 25,8 %, ce qui en fait le numéro 1 des producteurs d’automobiles sur le deuxième marché automobile du monde…
9/01/2008 @ 20:08
Bonsoir,
ces saillies anti-chinoise regulieres deviennent fatigantes.
Comme le dit un commentaire “riez, riez”.
Le jour ou le gouvernement chinois va utiliser ses reserves (1000 milliards $) au travers de ses fonds souverains pour se payer cash les constructeurs automobiles (entre autres) occidentaux pretentieux, on arretera de rire, ou alors ce sera un rire “jaune”…
Cordialement,
O
9/01/2008 @ 23:44
Rions
http://www.leblogauto.com/wp-content/uploads/2008/01/Joest_jonathan_ouaknine/Nanjing_Soyat.jpg
10/01/2008 @ 10:16
en même temps, si on n’aime pas la façon de faire chinoise (ce qui est mon cas), il suffit de ne pas acheter ces “voitures”.
Et quoi qu’en disent certains, oui, aujourd’hui, on peut sourire quand on voit le contraste énorme entre les prétentions chinoises dans l’auto et leurs capacités.
Le cycle d’apprentissage, ce n’est pas une chimère.
Et là, ils sont au niveau 1 du cycle.
On sait qu’ils réussiront à progresser mais leur façon d’y arriver sera en elle même un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.
10/01/2008 @ 14:30
Les chinois de SAIC ont peut-être encore beaucoup à apprendre pour être à la hauteur de certaines de leurs déclarations (quoi qu’ils ne soient pas spécialement “fanfarons” mais plutôt agressifs et ambitieux…), il faut rappeler que leurs équipes d’ingénieurs proviennent de diverses nationalités (ce sont des américains, des allemands, des belges, des français,des chinois et des coréens notamment) parce qu’ils travaillent pour General Motors (avec lequel ils mettent actuellement au point un moteur hybride) et Volkswagen dans le cadre de leur “joint venture” en Chine, et que la SAIC a récupéré plus de 250 ingénieurs anglais (des transfuges ex MG ROVER). Il faut rappeler ici, pour ceux qui ne le sauraient pas, que SAIC MOTOR possède un centre technique au Royaume-Uni dans les Midlands, Ricardo 2010 ). La SAIC, entreprise d’État, appartient à la ville de Shanghai, mais elle a déjà largement pris possession de certains savoir-faire occidentaux, à l’heure de la mondialisation. Après… quant à savoir si la SAIC parviendra à ses objectifs…l’économie est une science prédictive du passé, mais rien n’indique aujourd’hui que les chinois ne parviennent pas dans l’avenir à concurrencer les occidentaux sur leurs propres marchés automobiles. La partie n’est pas gagnée, toute une réputation est à construire en matière de qualité et de fiabilité. Les chinois, peuple d’incapables (mis à part de faire du commerce), on connaît la (fausse) rengaine.
10/01/2008 @ 16:25