Le camion électrique existe… Et il a 101 ans!
En matière de véhicules électriques, les constructeurs passent leur temps à réinventer la roue. Par exemple, on s’extasie sur les utilitaires hybrides ou électriques. Saviez-vous qu’il existait des camions électriques, produits en série, au début du siècle dernier? Encore plus fort, saviez-vous que les Etats-Unis étaient alors l’un des principaux fabricants de voitures électriques? Retour sur General Vehicle.
En 1900, plus de la moitié des véhicules produits aux Etats-Unis étaient des électriques. A l’époque, un escroc du nom de Winton avait déposé un brevet sur la voiture à moteur à pétrole, qu’il prétendait avoir inventé. Du coup, tous les constructeurs devaient payer des droits au près de Winton. Du coup, les Winton étaient beaucoup moins chers que les concurrentes et se vendaient comme des petits pains. Cela a sans doute découragé nombre de fabricants, qui ont préféré se tourner vers l’électrique. L’escroquerie durera qu’en 1905, Lorsqu’Henry Ford attaquera Winton et démontrera qu’il n’a rien inventé. Plus de droits à payer! Ce fut une révolution dans l’automobile US et Ford, jusqu’ici méconnu, devint très célèbre. Quant à Winton, la marque fut vite dépassée et dut fermer ses portes.

Vehicle Equipment fut fondée en 1901, à Brooklyn. A l’époque, elle fabriquait une large gamme de véhicules, tous électriques, notamment des utilitaires. En 1905, l’usine brula. V.E. réussit à redémarrer. En 1906, elle fut rachetée par General Electric et devint General Vehicle.
A l’époque, alors que les performances des véhicules électriques plafonnent, les moteurs thermiques progressent de manière exponentielle. Reste les utilitaires, où ces derniers ont du mal à percer. Faute de moteurs diesel, ils n’ont pas assez de couple pour transporter de lourdes charges. General Vehicle se spécialise donc dans les utilitaires électriques: camions, autobus, autocars et ambulances.

En 1915, General Vehicle est vendue à Peerless, un fabricant de voitures de luxe, pour renforcer sa division camion. Lorsque les Etats-Unis entrent en guerre, Peerless vend des milliers de camions (à moteurs thermiques) aux armées Américaines et Anglaises.
En 1919, Peerless décide d’abandonner les camions, qu’ils aient un moteur électrique ou thermique. Une mauvaise idée, car après la crise de 1929, les Américains ne veulent plus de limousines. Peerless tentera de produire des voitures plus petites, mais dés 1933, l’usine arrête l’automobile et se reconvertit dans… La bière!
Une pub de 1916, qui évite soigneusement les sujets qui fâchent (autonomie, temps de charge, performance, etc.)



















11 commentaires »
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C’est bien joli cette hsitoire, mais comment ils fabriquaient et stockaient l’électricité ? C’est la question cruciale aujourd’hui, beaucoup plus que les dates de rachat d’entreprises du début du XXè siècle qui font la seule donnée technique de l’article. Le passé, c’est bien, mais quand il offre un éclairage sur l’avenir, c’est plus utile, non ?
12 décembre 2007 à 11:022
De l’automobile, à la bière, c’est quand même beau l’avancée technologique :()
12 décembre 2007 à 11:143
Al1> désolé, aucune info sur le camion, ses performances (mis à part la charge utile: 3 tonnes), l’autonomie, etc.
12 décembre 2007 à 11:234
Panhard/Auverland a developpe un prototype de camion electrique 10 tonnes (a voir sur http://www.panhard.fr/francais/index.htm sous l’onglet Société/Bureau d’étude/prototype).
12 décembre 2007 à 11:245
C’est vrai que l’on réinvente constamment la roue. En matière de propulsion électrique il n’y a pas besoin d’aller si loin : les bennes de rammassage des ordures ménagères circulant dans le centre de la Ville de Paris fonctionnaient il n’y a pas si lontemps à l’énergie électrique… Je ne sais pas s’il y en a encore.
12 décembre 2007 à 11:39A Arcachon (33) des petits bus à propulsion électrique circulent dans l’hyper-centre. De nombreux chariots élévateurs fonctionnent à l’électricité.
Le système de tous ces véhicules est simple, on les recharge la nuit et ils repartent le matin les batteries pleines.
On citera également le rail avec les diesels électriques, la marine avec les sous-marins dits conventionnels : un sous-marin de la série Dauphin avait 400 tonnes de batterie à bord (servant de lest)lui permettant de naviguer 24 heures en propulsion électrique! En surface ou en immersion préiscopique, les batteries sont rechargés par les moteurs diesel.
Cependant, il y a un point commun à tous ces engins : ils ne sont pas limités par le poids. Et pour les camions ou bus électriques le parcours journalier ne dépasse pas 100 kilomètres.
Le problème de l’automobile c’est que l’on cherche à résoudre une équation complexe :
la légéreté (une voiture ne peut s’encombrer de centaines de kilogs de batteries)
l’autonomie, soit plusieurs centaines de kilomètres.
Et là, cela se corse….
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Pour les sous-marins, il s’agit du snorkel.
12 décembre 2007 à 12:117
Le snorkel est le système d’échapement de ces sous-marin permettant de faire tourner le diesel à un profondeur périscopique. Comme ça il pouvait recharge r les batteries sans se faire voir…
Et n’oubliez surtout pas non plus les EV1….qui ont finies à la casse !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Bref qu’on ne vienne pas me parler d’un “défi technologique pour l’écologie et le bien de tous”!!! C’est juste une histoire de sousou, s’ils le voulaient VRAIMENT, les constructeurs pourraient le faire, et bien!
12 décembre 2007 à 12:18Le seul vrai problème, c’est pas de fabriqué des voitureds électriques, c’est de produire cette électricité en suffisance pour emplacer l’énergie fossile. Et ça, c’est plus dure!!!
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C’est vrai que dans les années 1900, le moteur à explosion n’était vraiment pas au point. Il était très peu fiable, consommait beaucoup.
Les véhicules à moteur électrique étaient beaucoup plus performants: c’est d’ailleurs avec un véhicule électrique que la barre des 100 km/h fut franchie (par la “jamais contente”).
D’où cette concurence électrique/thermique.
Cependant, l’énergie embarquée par kg de pétrole est plus de 1000 fois supérieure à celle pouvant être embarquée dans les batteries de l’époque …
12 décembre 2007 à 13:31Et le poids étant cruxial dans les transports, on comprend tout de suite l’essort des véhicule thermique et la quasi disparition des véhicules élec … lorsque les moteurs thermiques gagnèrent en fiabilité.
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Dans les années 50 60 je mes souviens très bien du transporteur Blanc et fils qui faisait circuler a Toulouse une flotte de camions electrique, chose qu’a l’époque je trouvais remarquable, ces camions jaunes et noirs, assez grands ce deplacaient en grand silence,depuis ce transporteur a disparu, et les traces de ce mode de transport aussi, quelqu’un aurait’il des renseignements sur ces modeles qui circulaient ces années la?
12 décembre 2007 à 15:2810
les bennes à ordure électriques fonctionnaient dans TOUT Paris, mon père les appelait Sita; circulaient aussi un tas de camions éléctriques pour les Glacières de Paris,les brasseries Dumesnil, etc, et ceci depuis l’avant guerre, jusqu’aux fin années 60. Quel est le nombre d’utilisateurs de véhicule employant une autonomie supérieur à 100 Km par jour? Probalement un nombre très faible. Pour les trajets de ville à ville, on peut pallier à cette faiblesse d’autonomie en organisant un système très ancien, celui des relais de poste, car autrefois, un cavalier changeait de cheval tout les 50/60 km, on peut le faire aussi pour les batteries. Je suis toujours étonné de voir la méconnaissance du public aux sujet des véhicules éléctriques, méconnaissance soigneusement entretenue par les pouvoirs publics, au profit de qui? Pourquoi?
20 décembre 2008 à 2:08Pages : [1] 2 » Voir tous les commentaires
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