« GM deviendrait le « leader » mondial de l’hybride ? Dévoilement d’un nouvel hybride tous les trois mois… | Accueil | Toyota à l’assaut des Mini SUV en 2008. »
Essai Mazda 3 MPS : Puis sur circuit…
Second chapitre de notre essai Mazda 3 MPS. Un peu plus de 400 km, c’est la distance qui nous séparait du siège de Mazda France (78) du circuit de Bresse (71). Réservoir plein au départ, un peu moins de 300 km plus tard nous avions préféré faire l’appoint en carburant, car sur circuit, le Sans Plomb 98 se consume rapidement…
Un circuit idéal pour attaquer sans risque
Tiens, parlons-en de ce tracé, homologué pour la voiture et pour la moto. Situé donc en Bresse, comme son nom l’indique, il mesure environ 3 000 m de long, large en moyenne de 12 m. Avec une variété de virages allant de l’épingle, jusqu’à la ligne droite en passant par des courbes rapides au rayon moyen, ce circuit a une particularité intéressante. En effet, hormis le muret des stands, il n’y a que très peu d’obstacles (rails, murs de pneus), et les dégagements sont grands. On peut donc attaquer sans trop d’arrière-pensées… Au pire, il ya un PC Médical sur place et une ambulance.
Christian d’Adeler, moniteur et Directeur du circuit nous accueille. Evidemment, connaissant parfaitement l’endroit, nous n’allions pas nous priver de son assistance. Et puis, le temps de faire quelques clichés, il fallait bien que quelqu’un prenne le volant. C’est d’abord en tant que passager qu’il me fait découvrir la piste, en m’indiquant les endroits intéressants pour faire des photos. Premier tour, et on constate rapidement que la piste est large, avec de nombreuses trajectoires possible, mais nous ne sommes pas là pour faire la course non plus.
J’observe Christian évoluer sur la piste et je remarque pour la première fois un détail intéressant, le bruit de la voiture depuis l’extérieur. Si l’échappement ne se montre pas très expressif, en revanche on entend un énorme bruit d’aspiration d’un bout à l’autre du circuit. Après quelques photos d’ambiance, j’arrête mon pilote du jour pour une demande spéciale. « Christian, pour la photo, serait-il possible de faire glisser l’arrière ? ». Nous nous assurons que l’ESP est bien débranché, et le revoilà parti pour quelques boucles.
Premier passage, les pneus crissent mais rien… Second passage, même effet… Christian s’arrête de nouveau à ma hauteur, et à ma grande surprise, il m’annonce que le train arrière tient bien trop la route. Et c’est vrai que pourtant, il n’avait pas l’air de la ménager. Lever de pied etc, rien y fait. Dernier recours, la glisse artificielle, avec un petit coup de frein à main… on se dit que cela fera illusion.
A mon tour !
Allez, cela suffit, à mon tour ! Un circuit, c’est tout de même un terrain de jeu agréable, et sur mes premiers tours de roues, je me dis que même avec un véhicule classique, sur un tracé fermé on s’amuse. Cette Mazda 3 MPS est vraiment dans son élément ici, et elle se laisse mener à bonne allure sans trop de difficulté pour le pilote. J’ai cette sensation bizarre de conduire une voiture différente, alors que pourtant c’est juste l’environnement qui a changé.
Sur ce grand espace, les limites de la voiture que l’on avait cru titiller sur la route changent. On peut tout faire plus vite, tout exagérer. L’instinct de survie disparait, la peur du gendarme n’existe plus. Même pas peur de casser l’auto ! Alors reprenons tout dans l’ordre. Si la puissance nous semblait largement suffisante sur la route, sur la piste on devient gourmand, et malgré le bon souffle du moteur on aimerait qu’il soit encore plus fringant. Couple suffisant à bas régime ? Non, sur circuit, on trouve soudainement que l’attente de l’enclenchement du turbo est trop longue, du coup, on se sent un peu lent en sortie de courbe et dans les relances. En revanche, la boite est un régal de précision, et les rapports s’enclenchent juste comme il faut.
Des pneus avant martyrisés
Concernant le châssis, le compromis confort / efficacité montre là ses limites. Clairement, la MPS est efficace, cependant les mouvements de caisse sont trop prononcés. On décèle un certain sous virage en entrée, toutefois, on l’imaginait pire, et les pneus font bien leur travail, tout en criant leur souffrance. Pour endiguer au maximum ce sous virage, nous nous efforçons donc de rentrer avec du frein pour tenter de le gommer au mieux. En revanche, en sortie, l’autobloquant aide à tirer la voiture sur la bonne trajectoire, dès lors on ne relève aucun sous virage à la réaccélération, comme on aurait pu l’attendre d’une simple traction avant.
Les remontées d’informations dans la direction ne sont finalement pas si gênantes, je dirais même nécessaire pour bien sentir l’auto et prendre un maximum de plaisir quand on aligne les tours. Diable qu’on s’amuse, on en redemande ! On engrange alors de la confiance, beaucoup de confiance… Les virages ? Ca y est, on les prend suffisamment vite, mais comme on se prend au jeu, on veut gagner du temps, et pour ça, ce sont les freinages qu’il faut encore plus retarder.
On croit avoir de la marge, alors on commence à freiner plus tard que d’habitude… Aussi, le système de freinage - composé de disques avant de 320 mm (280 mm à l’arrière) mordus par des étriers flottants à simple piston - se révèle tout juste suffisant. On regarde les panneaux en bord de piste « et si on freinait après 150, puis à 100… » Les tours s’enchainent, et l’endurance commence à faiblir. Il faut donc se méfier, car cela fait maintenant un bout de temps que j’écrase la pédale avant cette fameuse épingle au bout de la plus longue ligne droite. Il ne faudrait pas qu’à la boucle suivante je me fasse surprendre par un freinage qui deviendrait un peu moins mordant, avec une pédale qui s’allonge.
Si le budget Carburant n’est pas un problème pour vous…
Il est temps de s’arrêter, car grisé par l’exercice on sent bien que l’on finirait par faire une bêtise. Un dernier tour pour reposer toute la mécanique, et direction la voie des stands. Un petit point sur les « niveaux », si l’on peut dire. D’abord les pneus : Les avants ont diablement souffert, les arrières beaucoup moins. Puis la jauge de carburant : On a enchainé une douzaine de tours de 3 kilomètres, la jauge est descendue d’un quart. Il ne s’agit pas de mettre le doigt sur une consommation excessive… Mais si vous aimez les sorties circuit avec votre 3 MPS, il faut venir le réservoir bien rempli, et au moins une paire de gommes.
En conclusion, pour 27 400 €, la Mazda 3 MPS montre une sacrée polyvalence. Plus qu’à l’aise sur la route, sur circuit la Japonaise sait flatter l’ego de son conducteur. Si vous êtes à la recherche d’une compacte sportive, que l’efficacité prime sur l’esthétique et l’image dans votre choix (sans compter que le budget carburant n’est pas un problème), alors ne cherchez plus, la 3 MPS est faite pour vous.
- Moteur: 4 cyl. en ligne 2.3 Turbo Injection Multipoint 260 ch à 5 500 tr/min
- Couple maxi: 380 Nm à 3 000 tr/min
- Transmission: Traction avant, pont autobloquant
- Boite de vitesses: Mécanique à 6 rapports
- 0 à 100km/h: 6,1 secondes (vitesse maxi 250km/h)
- Conso mixte: 9.7L / 100 km d’après le constructeur (13 L en moyenne sur notre parcours, hors circuit)
- Réservoir: 55 L de SP 98 exclusivement
- Poids: 1 483 kg
- Prix: 27 400 €
Remerciements : Christian d’Adeler Directeur du Circuit de Bresse, et Cathy Briffa Responsable du circuit Kart du complexe, pour l’accueil et la disponibilité de leurs équipes.
A lire également: Essai Mazda 3 MPS - D’abord sur la route…
TrackBack
http://www.leblogauto.com/2007/11/essai-mazda-3-mps-puis-sur-circuit%e2%80%a6.html/trackback
11 Commentaires »
RSS - flux pour ces commentaires. TrackBack URI
Ajouter un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.
Pour les membres de la communauté du blog auto, merci d'indiquer l'url de votre site dans le champ ci-dessus, pour voir votre avatar s'afficher dans les commentaires.




Moi actuellement je souhaite acheter une compacte sportive justement et j’hésite entre plusieurs, la clio RS la mini Cooper S la Civic type R et cette MPS pour le moment j’ai essayer la clio RS et la mini, je doit dire que j’ai été complètement bluffée par la mini et les progrés que la dernière en version turbo a fait!!! Je l’ai trouvé à ma grande surprise supérieur à la Clio surtout question moteur. puisque je doit précisé que c’est un essai chez le concessionnaire avec tous les inconvénients que cela supose, donc difficile de juger le châssis sur petites routes en sortant la très grosse attaque. Mais la mini qui été équipée l’option châssis sport ma donné plus de sensations avec son côté kart, je vais toutefois donner une deuxième chance à la clio en version RS27 équipé d’un autre châssis et que je trouve absolument craquant en jaune pour l’avoir vu en vraix, et elle fait plus racing et masculine que la mini que je trouve très belle aussi, mais j’aime pas son côte trop BCBG, certains vont dire que j’ai des goûts de jaky mais je l’assume complètement, car je préfère avoir des goûts que de Jackline ( je plaisante).Je vais aussi essayer les deux autres, je pense que je risque d’être séduit aussi par la Civic type R…. a suivre
19/11/2007 @ 8:57
pour compléter mon premier commentaire sur la partie ” essai route ” je doit dire que je suis d’accord avec Pierrick Rakotoniaina, le train arrière de ce véhicule semble difficilement décrochable, je l’ai pour ma part testé dans un long rong point … ca ne bouge pas !
le point négatif c’est le freinage, c’est vrai que cela freine fort, mais sur des freinages vraiment appuyés, il a un manque de morquant bien percerptible, alors attention aux freinages successifs.
mais on s’habitue tres vite à la poussé du turbo, et sur voie rapide, on aimerait bien en avoir encore un peu sous le pied !!!
j’ai été agréablement surpris par la motricité, meme les roues braquées, il n’y pas de perte et pas de risque brutalité lors réaccélérations(contrairement à d’autres tractions).
autrement c’est certainement le meilleur compromis de sa catégorie, et en plus contrairement à certaine de ses petites copines type golf r 32, megane rs … la mazda passe inapercue, pas ininteressant par les temps qui court, cela evite bien de se retrouver braqué à un feu. (carjacking)
19/11/2007 @ 8:58
Ca à l’air tres sympa comme “petite” voiture !
Pour répondre à J-M je ne sais pas si on peut comparer les 175 ch d’une mini ou les 200 ch d’une RS à cette Mazda de 260 ch ??
Mais j’ai entendu que la mini était vraiment terrible !
19/11/2007 @ 9:59
@J-M j’ai essayé la clio et la civic…j’ai finalement commandé la civic.La clio n’a pas de moteur!! mais je mettrai un autobloc sur la civic
19/11/2007 @ 10:21
j’ai eu l’occasion de tester la clio rs chassis cup …
j’en suis ressorti tres tres decu !!! et le mot est faible.
il est vrai que sur un plan estétique elle est agréable à regarder, mais :
- le chassis est certainement bon sur piste mais sur la route c’est la catastrophe, vraiment aucun confort … je ne ferai pas 100 km dans cette caisse !!!
- au niveau puissance, cela accélère mais ca ne pousse pas, cela ne vaut pas par exemple une megane rs
donc si tu as le choix évite la clio rs … ce n’est que mon avis.
19/11/2007 @ 10:31
C’est effectivement pas comparable en terme de puissance, mais terme de prix de sensation et de sportivité certainement, de plus en chronos sur un circuit elle doivent êtres proches aussi, tous les journaux anglais qui ont essayés la MPS n’ont pas été convaincu, ils la trouve moins efficace qu’une Megane RS26 ou une Civic Type R. Quand a la Mini j’ai vu des essais avec le kit JWC 192 CH contre la Clio, elle est légèrement devant c’est pas suffisant pour ce décidé la dessus, mais je doit dire que j’aime bien la disponibilité du moteur de la Mini à bas régime c’est confortable pour moi qui habite le centre de Paris. la Mini c’est pas celle que je préfère mais c’est celle qui ma le plus convaincu pour le moment en attendant d’autres essais. c’est peut être ça qui a fait le succès de cette Mini, c’est quelle réunis plusieurs qualités a la fois, et contrairement a ce elle laisse croire c’est pas uniquement un objet de mode. Mais si ont a besoin de quatres places alors elle est complètement a exclure il faut regarder les autres.
19/11/2007 @ 10:42
Merci supercar42, je vais l’essayer car paradoxalement ce que tu dit est un argument en sa faveur puisque je privilégier d’abord la performance du châssis a son confort, d’ailleurs si tu aime le confort je te déconseille la Mini en particulier avec l’option châssis sport car c’est bien plus raide que la clio RS que j’ai essayé
19/11/2007 @ 10:53
bon je crois que nous sommes d’accord pour dire que rien ne vaut un essai … nous avons tous des attentes et des appréciations différentes sur les voitures.
au fait JM, méfies toi des essais presses qui bien souvent ne refletent pas la réalité … le mieux c’est de prendre le volant.
en tout les cas la MPS, c’est un sacré compromis (pratiquement au niveau d’une S3)et à un tarif sans concurrence; pour quelques millier d’euros de plus par rapport à une clio ou une mini, tu passes à un niveau bien supérieur à ces deux dernières.
19/11/2007 @ 11:13
Je possède depuis Mars dernier une 3 MPS. Je travaille en Allemagne, donc je n’ai pas hésité à en acheter une!
Pour le prix, 25000euros, 6 mois, 5000km, j’ai pu avoir toutes les options(Lecteur 6 CD en facade), carte electronique de demarrage qu’on ne sort jamais de sa poche, etc…
C’est vrai que pour l’image il faut attendre encore, mais pas sur circuit. Elle attire les autres amateurs sportifs curieux d’enfin pouvoir voir ce joujou de l’intérieur.
Sur la piste(je ne l’ai fait qu’une fois) c’est effectivement un choc: la voiture est en fait bien plus rapide qu’on ne le croit. Conséquence, je l’utilise bien plus fort hors circuit maintenant, comme il faut. C’est un mélange de frayeur et de bonheur sur les routes sinueuses lorsqu’il n’y a personne.
Frayeur car le paysage saute littéralement aux yeux. Bonheur car on découvre qu’on a survécu. Je me demande ce que pourrait donner des M3 ou M5 aux mêmes endroits. Je n’imagine pas qu’on puisse passer plus vite. Et pourtant.
Aux hautes vitesses (200-240) la voiture est à l’aise et reste stable sans broncher. Il faut un peu attendre mais les 250 sont effectivement là, à presque 270 compteur. C’est grandiose, mais mieux vaut n’avoir vraiment personne devant soi car sinon la vitesse relative aux autres deviendrait démentielle.
Ce qui caractérise cette auto pour moi, après plusieurs mois d’utilisation quotidienne, c’est son volant. Il faut le tenir, fiévreusement. Le retour d’information est important.
Quelques remarques pour cerner cette MPS face à sa concurrence:
-Lors du test d’une 130i, l’ESP se déclenchait très tard et de maniere déplacée pendant l’essai. Depuis que j’ai la MPS, j’ai senti l’ESP une fois, volontairement, et j’ai du m’y reprendre à 5 fois pour y arriver.
-Au freinage, la BMW descendait de 200 a 50 en ligne droite parfaite. Que c’est ennuyant! La MPS au même endroit freinait aussi fort, mais en plus je devais maintenir sa trajectoire droite. Je sais c’est bête, mais c’est ce qui m’a plu.
Donc non, je ne vendrai pas ma MPS…
19/11/2007 @ 16:46
Mais tu voeux dire quelle n’est pas stable au freinage?
20/11/2007 @ 9:37
Ah oui! lol “je devais maintenir sa trajectoire droite” ne signifie pas qu’elle faisait des embardées, à droite, à gauche!
“Je devais tenir mon volant droit” aurais-je du dire.
Justement, le blog a sorti ça:
http://www.leblogauto.com/2007/11/la-peugeot-207-rc-etrenne-un-nouveau-systeme-de-freinage.html
On peut trouver ça bien. Ca racourcit le freinage. Mais le plaisir aussi
24/11/2007 @ 19:45