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Le conducteur du jour: biggie small

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Big_healey_small.jpgCroiser un roadster Anglais, c’est toujours sympa. Qui plus est, ce roadster est assez exceptionnel: les Austin-Healey 100 « tout court » (premier jalon de la légendaire lignée des « big Healey ») sont très, très rares en France. D’ailleurs, c’était la première fois que j’en voyais une « live ». Et elle méritait largement qu’on s’attarde dessus.

Curieusement, parmi les 9203 posts du Blog Auto, aucun ne revient sur l’historique d’Austin-Healey.

Pilote de chasse de la R.A.F. durant la première guerre mondiale, Donald Healey a remporté sa catégorie au Monte-Carlo, puis il a transformé des Triumph en bêtes de courses. Après-guerre, il crée la fameuse Nash-Healey pour le constructeur Américain. Revenu en Grande-Bretagne en 1950, il décide de construire un roadster « low cost » équipé d’un gros 4 cylindres Austin. Sa vitesse de pointe 100MPH (soit 160km/h) servira de nom et d’argument de vente.

A la même époque, les matières premières manquent et pour avoir de l’acier, un constructeur doit le « mériter » en exportant sa production (pour faire rentrer des devises.) Toute l’Europe lorgne sur les USA. Or, que veulent les Américains? Des roadsters! Austin est donc intéressé par le projet de Donald Healey, qui devient Austin-Healey.
Outre-atlantique, c’est un carton. D’autant plus qu’en course, elle domine largement les archaïques MG TD/TF. Puis les MG A et Triumph TR2 débarquent. La 100 évolue en 100 S, mais ça ne suffit pas. Dés 1955, Austin de passer au 6 cylindres. Cela implique d’allonger le capot, donc de changer l’avant pour garder l’équilibre. Ce sera la 100/6.

Produites que quelques années et massivement exportées, voila pourquoi les 100 « tout court » sont si rares en France. Par ailleurs, rouler avec au quotidien est un sacredoce. Donald Healey l’avait créé en pensant aux Hunaudières ou au col du Turini et non pas aux villes: les portes des big Healey n’ont même pas de serrures ou de poignées de portes!
En plus, il y a les habituels joies des roadsters britannique: suspensions inexistantes, capote épaisse comme un mannequin de la Fashion week, allumage signé Lucas (n’oubliez pas la boite à outils avant de partir en ballade), etc.

Big_healey_1.JPG
Big_healey_2.JPG

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7 Commentaires sur "Le conducteur du jour: biggie small"

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Thierry
Invité

Bonjour
Je possede un modele 100-6 de 1957, moteur 6 cilyndres 3 litres avec 3 carbu SU HD8 et 4 freins à disques pour l’epoque !!
Je n’ai vraiment pas envie de changer
Ce sont des roadsters tres sympa à conduire, avec un Moteur et une belle ligne
Austin Healey c’est une marque, que l’on a tendence à oublier et que beaucoup ne connaisse pas

A bientot sur la route, ou un circuit !!

Eric
Invité

Ayant couvert, pour mon site, le GP de Tours 2007, je peux vous garantir que les Austin-Healey sont d’excellentes voitures, encore capablent de donner des leçons aux jeunes sportives !

Dommage que pour un étudiant comme moi elles soient hors de prix …

kit
Invité

Toujours aimé les voitures anglaises…

Eric -> étudiant moi même, j’ai donc craqué pour une ancienne Mini 🙂

Antoine
Invité

Tout à fait d’accord, les Austin Healey comptent parmi les plus belles et les plus attachantes voitures anglaises. Si un jour j’ai de l’argent, il n’est pas impossible que je m’en offre une. En attendant j’ai un plaisir fou à conduire une MG B.

thibault
Invité

je possède une 100/4 de 1954 moteur refait avec les spécifications de la M (110CV), c’est un véritable avion 53 ans apès sa naissance; je ne suis pas d’accord avec l’article sur les suspensions qui pour un roadster de cette époque sont correctes , rien à voir avec une Morgan! la caisse à outils est inutile si les organes électriques ont été modernisés.
Bref une des plus belles productions sportives anglaises!

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