20 ans déjà : Peugeot 405
Coincé derrière une GRD au panache riche en particules et au train arrière négatif, il est des anniversaires que lon oublierait volontiers, même si la 405 est un succès qui ne se dément pas. Plus tenace qu’une 205, presqu’autant qu’une 504, la 405, lancée en juin 1987 est une Peugeot dans la grande tradition maison, qui mêle la discrète signature de Pininfarina au conservatisme en vigueur à Sochaux. Point trop de fantaisie et des solutions éprouvées. La robustesse est aussi de retour après un passage à vide même si l’électrochoc 205, qui a redonné le sourire au lion, a inauguré une finition intérieure des plus légère.
Cette légèreté, cest un des points forts de la berline. Avec 970 kg en entrée de gamme, on croît rêver. Cest 100 kg de moins quune 404 au gabarit en tous points comparable. Il faut dire que léquipement est aussi le même
Au-delà des ouvrières et fumeuses versions Diesel, la 405 a laissé de pétillants souvenirs à essence. Un vent de folie souffle en effet dans le Doubs depuis le lancement de la 205 GTI et les victoires en championnat du monde des rallyes. Nul noubliera la MI 16 au 1905cm3 de 160 chevaux, mécanique au tempérament de feu qui fera les beaux jours de la 309.
Le meilleur était à venir en 1993, en même temps quune gamme revue et corrigée, avec la T16 et son 2 litres de 200cv ou 220cv avec loverboost disponible 45 secondes. La Sochalienne un peu coincée se lâche, 235 km/h en pointe, 4 roues motrices, finition enfin à la hauteur, tout semble réuni pour faire de cette exclusive Peugeot un succès. A 220000 francs, le prix dune 325i ou dune 80 Quattro 2,8l, les amateurs sont rares. Et Subaru France propose une Impreza 211cv pour 155000 francs…Reste que cette T16 est atypique, rare et très performante. Et derrière chaque volute de GRD se cache potentiellement une banque dorganes…



























23 commentaires »
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« Cette légèreté, cest un des points forts de la berline. Avec 970 kg en entrée de gamme, on croît rêver »
Ben une BMW E30 d’entrée de gamme (316) de la même époque ne pèse que 990 kg. Sauf que derrière le volant on a pas du tout le même sentiment de légèreté ( dans la qualité et la finition de l’habitacle) que la 405. Comme quoi une planche de bord dont on a pas le sentiment qu’elle va vous tomber sur les genoux une fois sur les pavés n’est pas forcément source de surpoid.
Mais il est vrai que l’on en croise encore régulièrement des 405. Parfois en excellent état mais souvent avec déjà une roue a la casse. En tout cas les Peugeot des années 80 semblent plus solide que les Renault et Citroën de la même époque.
12 mai 2007 à 14:492
La R21 était un bon tank quand même, mais la finition était à crier !!
12 mai 2007 à 16:563
Mon Papa en avait une : une 405 1.6 GR de 1989… hormis le fait qu’elle puait l’essence (premières séries avec un réservoir en mauvais plastique ?) et qu’elle avait des accoups (résolu en 1992), c’était une bonne voiture. Je me souviens d’un membre de ma famille qui avait une MI16… oulala !
Moi, quand je vois une 405 (bien entretenue, pas une ruine), je ne trouve pas qu’elle a tant vieillie, à comparer avec certaines Fiat (Croma, Tempra…), Citroen (Xantia…) ou autres.
12 mai 2007 à 16:584
merci de ne pas avoir oublié la T16 et ses caractéristiques très spéciales.
Au départ, cette voiture devait etre une serie limitée à 500 exemplaires, mais elle est restée dans la gamme un peu plus longtemps…
J’ai pu la conduire de nombreuses fois à l’époque et ca marchait très fort. En performances, c’était très proche d’une Delta intégrale. L’intérieur était bien fini (pour une francaise) avec des sièges cuir et alcantara, clim auto, sièges chauffants, TOE …
Petite anecdote : saviez vous que la gendarmerie nationale en avait quelques une (interception autoroutière)
12 mai 2007 à 17:245
Mon père en a une de 1994. Achetée d’occase à 80′000 kms. Ce jour elle a passé les 140′000 kms. Mécaniquement, costaud. Pour l’entretien, ya trop de tuyaux à droite à gauche. Pour changer les bougies… voilà.
Elle est bognée de partout, mais l’intérieur tient, même si les pastiques des portes méritent un carton rouge ! Le chassis est sûrement, même aujourd’hui, parmi les meilleurs !!!
Pour la version T16, je vous garantis que c’est un avion de chasse ! Dommage que les productions actuelles aient perdu l’esprit de légèreté qu’avaient les bagnoles d’ya encore 15 ans…
12 mai 2007 à 17:496
Question plastiques, la phase 2 (reconnaissable entre autres avec la disparition de l’affreux panneau plastique entre les feux arrières) a hérité d’un tableau de bord d’un seul tenant, beaucoup plus qualitative. Par contre c’était l’époque des boîtes longues ; j’ai eu une 405 GR ainsi équipée, … quelle galère ! Dommage, le châssis (moins typé sport que la 309 GTi 16 que je m’étais faite voler juste avant…), était un modèle du genre !
12 mai 2007 à 18:237
En tout cas moi je parle en connaissance de cause vu que je suis du métier et que je roule avec une renault 21 2.1d de 95 et j ai 420000km au compteur. Sans avoir de frais autres que l'entretien(moteur jamais ouvert)malheureusement je doute qu'on voit dans 10ans une voiture dci dti hdi ou autre common rail avec une même fiabilité et un cot à l'entretien équivalent… Moi je vous dis les vieilles mécaniques sans électronique sont un gage de fiabilité. Et puis c'est pas vrai une vieille voiture bien réglée et en bon état ne pollue pas plus qu'une voiture récente…
12 mai 2007 à 19:438
C'était vraiment une bonne voiture déclinée en plusieur motorisations chaque personne y trouvait son bonheur du diesel aux mi 16 t 16 et sri C'était du bonheur…
12 mai 2007 à 20:139
Je n’ai jamais entendu un tableau de bord grincer autant que dans les 405.
Finition d’époque niveau Fiat, pour un prix WV. A l’époque, on achetait encore français par patriotisme.
12 mai 2007 à 20:1610
Pour commencer, ce ne sont pas les productions actuelles qui ont perdu l’esprit légèreté. Ce sont les consommateurs qui de nos jours ont l’esprit Full Options.
De nos jours (à part une poignée d’irréductibles pur sport), ça boudera si le consommateur ne trouve pas: direction assistée, vitres électriques, condamnation centralisée, auto radio vidéo GPS 4*50W, air conditionné, etc…
Ensuite, le mode de calcul des CV fiscaux ( et donc la vignette et les tarifs assurance) a aussi changé aussi. A l’époque, c’était calculé sur les rapports de la boite de vitesse.
Enfin, à l’époque, on achetait pas des voitures françaises principalement par patriotisme. Il y avait des quotas d’importation très restreintes, des taxes d’importation dissuasives et un réseau de concessionnaires (ceux des concurents) quasiment inexistant.
12 mai 2007 à 20:48Pas facile d’acheter japonais à l’époque lorsqu’il n’y avait pas assez de voitures pour tout le monde, et qui étaient très chères, et qu’il fallait se déplacer à la ville voisine pour trouver un concessionnaire pour entretenir sa voiture. Et à la moindre panne, il fallait attendre plusieurs semaines pour que la pièce soit envoyée depuis le Japon.
Ce n’est plus le cas de nos jours.
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