Brève rencontre: Renault Fuego

Fuego 1982 Brève rencontre: Renault FuegoCe qu’il y a de bien, avec la Fuego, c’est que je peux faire plein de jeux de mots niveau blagues Carambar! Par exemple, « la Fuego a fait long feu », « elle n’a pas mis le feu », « c’était une idée fumeuse », etc. Sinon, je peux vous conter son historique. Le choix est vite fait, hein?

fuego sketch2 Brève rencontre: Renault FuegoAvec tous les projets avortés de coupés de Renault, on pourrait remplir un hangar. Le premier produit en série depuis l’après-guerre fut la 15/17, qui obtint un succès correcte. 
Au milieu des années 70, Renault débauche Robert Opron (ex-Citroën), en fait son patron du design et lui demande de travailler sur un nouveau coupé. Opron voulait une voiture futuriste, motorisée par un V6 PRV.

Fuego int Brève rencontre: Renault FuegoLa Fuego, sur base R18, débarque au salon de Genève 1980. Bien qu’édulcoré par rapport aux premiers dessins, il reste intéressant avec sa bande noire mate ou sa bulle de vitre arrière. Renault voulait un coupé « populaire ». Du coup, sous le capot, un 1,4l 64ch (évitez les cotes), un 1,6l 96ch et un 2l 115ch (en 1981.)

Fuego back Brève rencontre: Renault FuegoLes débuts sont honnêtes, sans plus, avec 75 000 unités. Les coupés ne sont plus à la mode en 1980 et la Fuego manque d’atouts pour convertir les GTIstes. Il y avait évidemment le manque d’image et de moteur (d’autant plus que chez Renault, le sport est l’apanage d’Alpine.) Même les fans hardcore reconnaissent que la qualité de fabrication était déplorable et l’ergonomie douteuse.

fuegoTD Brève rencontre: Renault FuegoEn 1983, Renault propose une version turbo-diesel 2,1l 88ch. Dix ans plus tard, VW installait des TDI sur tous ses modèles et l’on criait au génie. Mais en 1983, le mazout garde une image utilitaire. D’autant plus que les 88 chevaux sont davantage des chevaux de traits que des pur-sangs…
Toujours en 1983, la Fuego s’offre un léger lifting.

Fuego Turbo Brève rencontre: Renault FuegoL’année suivante, elle reçoit enfin une mécanique digne de ce nom: un 1,6l Turbo (essence) de 132ch, avec la présentation qu’il faut. Hélas, elle fut tellement confidentielle que beaucoup ne la connaissent pas et même le garagiste Renault risque de vous dire: « Une Fuego Turbo? Ca n’existe pas! On t’a vendu une Fuego avec un moteur de R5 Alpine, hein? »

La Fuego tente également sa chance aux Etats-Unis, c’est la Fuego GTA, son 2,2l 91ch et sa face avant aux normes US.

Fuego GTA Brève rencontre: Renault Fuego

racefuego2 Brève rencontre: Renault FuegoMalgré tout, la sauce ne prend pas. En 1984, il ne s’est vendu que 5100 Fuego. Dés 1985, elle prend sa retraite, sans descendance jusqu’à ce jour (hors Avantime, 3e et dernier coupé de Renault.) Nul doute qu’avec de vraies mécaniques dés 1980 et une meilleure qualité de fabrication, elle aurait pu être un succès.
De l’autre côté des Pyrennées, elle restera sur les chaînes deux ans de plus. Mais en Argentine, après un deuxième lifting, elle sera au catalogue jusqu’en 1992!

  1. Jean Dupont dit :

    Accord avec Grataus et Lucky.

    Certes la mécanique manque de noblesse et le fabrication de soin (c’était l’époque où je roulais en R18 GTD, une voiture que j’avais acheté neuve ne demandant, avant d’en prendre livraison, qu’on me revoie ça, ça, ça et ça)

    Mais, malgré que sa hauteur sur roue la vieillise beaucoup, son dessin est très réussi, original et équilinré, bien plus que celui de sa contemporaine R14 au gros cul.

    Comparez son tableau de bord, son volant avec les merdouilles informes et tarabiscotées de Mr Le Q…

    S’il en reste peu, tant mieux pour les collectionneurs, ça aidera sa cote à grimper.

  2. mmike dit :

    Curieux,dans mon souvenir,la Turbo se croisait quand même régulièrement dans les rues,même si on en voyait pas tous les jours…

  3. pataratapat dit :

    Renault n’aurait pas eu les mauvaises idées de proposer un ridicule 1.4 et de tarder autant pour la version turbalisée, ça aurait redoré le blason d’une auto au style franchement intéressant, tout comme les R25 ph.1 de l’époque ;-) .

    De coupé sympatique et frais, on est vite tombé dans le coupé populiste et ringard… de toute façon avec une plateforme de 18 aussi… c’était mal barré ^^ En effet la Fuego traine une sale réputation de voiture qui s’enroule autour des arbres :-/

    Sinon pourquoi traiter la Mégane Coupé d’escroquerie ?

    p@+

  4. seb sarraude dit :

    ma première voiture lol!
    1,6l gts flashé à 160km/h meme les motards n’y croyaient pas.
    Une voiture qui attirait pas mal de sympathie et dont beaucoup de personnes s’en souviennent et avec sympathie.Elle avait de la gueule avec sa peinture noire loupée et ses jantes gotti d’époque.J’aurais eu une super5 en première voiture personne ne m’en reparlerait.
    Beaucoup de souvenirs à bord de cet engin et beaucoup de fous rires encore aujourd’hui.

  5. Bloggueur dit :

    Quand j’étais tout petit je croyais que c’était une Porsche (928) mais avec le 1.6l 132CV j’aurais aimé faire quelques tours :)

  6. VLMdesigner dit :

    Même Kad & Olivier lui ont rendu hommage avec la mini série « Fuego go go »…c’est dire !

  7. Mick dit :

    Kad a toujours été eu la fascination pour les Fuego, ca remonte à ses débuts en radio, dans les sketches du Rock’n'Roll Circus sur Oui FM, y’a une bonne douzaine d’années!

  8. Mick dit :

    Ouhla, correction: Kad « a toujours eu »

  9. jean dit :

    c’etait une « bonne » bagnole ,fiable,sure,economique et qui s’est bien vendue dans un marché tres encoombré de coupé 2 portes.La version turbo essence etait fort reussie ,c’etait les annees turbo chez Renault ,au mileu des annees 80 ;bien sur,comparer avec ce que l’on a aujourd’hui releve de la gageure pour des gens qui n’etaient meme pas nés à cette epoque ,époque où toutes les bagnoles n’etaient pas identiques dans leur comportement ,ni dans leur presentation.

  10. Panama dit :

    J’ai conduit longtemps à la fin des années 80 une 2 litres automatique blanche que je trouvais très sympa. A part la contreporte qui me restait régulièrement dans les mains quand je voulais fermer la porte.

    Le fond du trou pour la finition « Ã  la française ». C’est ce qui l’a tuée.

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