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Auto Union Grand Prix V12 type D de 1939
(Mise à jours vendredi 16 février 2007 à 23h52)
LA vedette du salon, surtout par ses turpitudes de la semaine (viendra, viendra pas?) est bel et bien présente après son galop de séduction en terre britannique. Seulement, elle n’animera pas la fièvre acheteuse des fortunes réunies sur le salon à l’occasion des enchères Christie’s puisque au dernier moment elle en est exclue. Pour vous et moi, le plus important c’est de l’apercevoir avant qu’elle ne rejoignent une nouvelle collection, inaccessible pour peut être des années.
Dans vingt ans vous ne parlerez pas de Rétromobile 2007 à vos enfants mais du “Rétromobile de l’Auto Union Type D” devant les photos plates à pleurer sur votre tout nouvel “écran” spatial en 3 dimensions … 150 ans avant les Minority Report. Ce qui est certain, quelque soit la genèse de cet engin de propagande, sa mécanique restera une référence pour l’esthète de l’art automobile. Petit aperçu…
Mise à jours (plus d’infos): après avoir posté ces sujets de chez moi, je suis retourné au salon pendant 2 heures pour éclaircir certains détails.
Cette Type D a été retiré provisoirement de la vente de Christie’s afin de préciser son palmarès sportif; sachant que son authenticité, elle, est totalement établie. En fait, après la défaite de l’armée nazi, pas loin de 30 voitures de sport (montées ou en pièces détachées) d’Auto Union (tous modèles confondus) ont été “emprunté” par les soviétiques. Si certains modèles et surtout des moteurs carrément sciés en leur milieu (faute des outils nécessaire pour les démonter correctement) ont particulièrement souffert, certaines voitures sont aujourd’hui en parfait état de marche. Audi possède d’ailleurs 2 modèles Type D (entre autres).
Cette V12 est en faite l’aboutissement ultime de la lignée, après les fameuses V16 que vous avez pu voir lors de la soirée thema sur Porsche. Bien sûr, elle est comme toutes ses congénères issu du cerveau de Ferdinand Porsche.

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C’est une belle oeuvre d’art. Allemande ou pas, elle m’impressionne. Et les pilotes qui devaient maitriser ces monstres m’impressionnent encore plus.
Rien à voir avec nos “héros” d’aujourd’hui.
16/02/2007 @ 20:10
Ce qui est intéressant est ce lien de parenté avec Audi (qui en fait, d’après Wikipedia, faisant partie du consortium à son origine) de part le logo et la calandre qui (me) fait fortement penser au single frame…
16/02/2007 @ 20:43
C’est juste pour ajouter un commentaire…qd je vois toutes ces belles photos et si peu d’amour…je me demande si c’est bien 1 blog réservé à l’automobile ou juste un pied de nez aux constructeurs qui paient des gens pour analyser les tendances des futurs clients….on est mal barrés les petits
En attendant merci à l’annonceur et commence à penser à la reconversion
Sigh….je compatis.
16/02/2007 @ 20:49
Pour l’avoir vue tourner l’an passé sur le circuit de Francorchamps, je peux affirmer que cette voiture est impressionnante
16/02/2007 @ 20:56
Personne ne dira que ces autos étaient quasiment inconduisibles avec un tel poids en central arrière ? Elles ne gagnaient qu’à cause de leur puissance phénoménale et du budget dantesque aloué par le régime nazi.
18/02/2007 @ 13:54
Exact, tout comme Mercedes qui a pris son essor grâce aux mêmes mécènes…
Auto-flagellons nous avec notre histoire mais surtout pas avec nos voitures…
18/02/2007 @ 23:25
Mais ne nions tout de même pas le travail réalisé, cette auto demeure en tous points magnifique!!!
18/02/2007 @ 23:28
Une précision tout de même: les subventions accordées par le pouvoir Nazi, si elles s’étaient élevées à près de 30% du budget total “course” de chez Auto-Union en 1933, elles ne repésentaient qu’à peine 15% du budget en 1939, le reste étant financé entièrement par la firme elle-même, association des quatre marques DKW, Horch, Wanderer et Audi. C’est finalement assez loin de la corne d’abondance citée par certain. Voir à ce sujet le magnifique livre AUTO-UNION de Peter Vann (en français) chez ETAI, qui donne avec force de détails les montants engagés par Auto-Union, le montant des subventions, le coût des courses par rapport au chiffre d’affaire de la firme, les résultats de chaque course, et surtout des images magnifiques, notamment des restaurations des véhicules actuels. Bonne lecture.
Christian Bormans, passionné.
6/03/2007 @ 14:13