Brève rencontre: Rolls-Royce Camargue

79rollscamargue Brève rencontre: Rolls Royce CamargueAprès le choc pétrolier de 1973, la plupart des constructeurs se sont focalisés sur les modèles économiques. Nombre de projets de GT ou de limousine tombèrent à l’eau.

Et Rolls-Royce? La vénérable maison allait-elle déder à la mode et créer une “Rollsette”? Au contraire, elle construisit l’une des voitures la plus exclusive de son temps, la Camargue. Il est vrai que la clientèle visée, les millionnaires américains, était peu sensible à aléas de l’économie…
Hélas, l’histoire l’a un peu oublié, car depuis, l’élitisme alla beaucoup plus loin.

Betley T Pininfarina Brève rencontre: Rolls Royce CamargueRolls-Royce aurait pu se contenter d’un coupé Silver-Shadow. Au lieu de ça, elle confie à Pininfarina le dessin d’un coupé inédit (néanmoins construit sur une plateforme de Silver-Shadow), qui sera produit chez Mulliner-Park Ward (qui produit alors également le cabriolet Corniche.)
En fait la Camargue a pour origine un concept-car de Pininfarina sur base Bentley T, en 1968. Rolls-Royce est séduit par l’idée de décide de la mettre en production.

Camargue dessin Brève rencontre: Rolls Royce CamargueLe style de la voiture est très vite gelé. En fait, il ne s’agit que d’une “mise à jour” de la Bentley de Pininfarina.
Ce qui prend davantage de temps, c’est la conception d’une climatisation sophistiquée (rappelons qu’à l’époque, sur les voitures “normales”, le rétroviseur droit est déjà considéré comme “haut de gamme”.)

Anecdote amusante: c’est la première fois que Rolls-Royce crée un véhicule en utilisant des instruments de mesures métriques!
On retrouve donc le V12 6,75l d’environ 220ch (Rolls-Royce était à l’époque avare de données techniques, se contentant de qualifier la puissance de ses mécaniques de “suffisantes”.)

Camargue back Brève rencontre: Rolls Royce CamargueLa carrosserie est dans le ton de l’époque: une boite à chaussure massive (d’ailleurs, on disait qu’elle avait un air “sportif”.) Cela tranche avec la rondeur de la Silver-Shadow, mais annonce déjà la future Silver-Spirit (qui reprendra la plateforme de sa prédécétrice.)
A son lancement en 1977, la Camargue est vendue au prix astronomique de 83 000£, soit l’équivalent 2007 de plus de 600 000. C’est évidemment la voiture la plus chère alors disponible. La crise, quelle crise?

Camargue int Brève rencontre: Rolls Royce Camargue

Côté évolutions, les carbus Solex remplaceront les SU, puis une injection Bosch sera montée sur les modèles destinés aux Etats-Unis (vu qu’il faut y installer un pot catalytique.) En 1979, la Camargue reçoit les suspensions indépendantes à l’arrière de la Silver Spirit.

Camargue Brève rencontre: Rolls Royce Camargue

La Camargue connait une carrière discrète: 530 exemplaires, auxquels il faut ajouter une voiture badgée Bentley.

  1. LAH dit :

    Cher Joest Jonathan, chers lecteurs,

    C’est un plaisir.
    Voici l’object d’une rectifiction de ma propre sottise.
    Erratum.

    Après prise de renseignements auprès du Rolls-Royce Jubilee UK, l’exemplaire à calandre Bentley a bien été construit par l’usine. Autant pour moi. Sa calandre fût même inclinée de 4° comme celle des autres “Camargue” à calandre Rolls-Royce.
    Voici la production exacte de l’usine de 1975 à 1986:
    Rolls-Royce Camargue : 505 exemplaires
    Rolls-Royce Camargue Special Edition : 25 exemplaires
    Bentley Camargue : 1 exemplaire
    Donc, 531 exemplaires, précisément. (oops, bis)

    Pour le design, il est intéressant de faire également un rapprochement avec quelques autres véhicules signés Pininfarina de l’époque :
    - La Fiat 130 (déjà mentionnée)
    - Ferrari 365GT2+2 (= 400 et 412, regardez bien son 3/4 arrière, ses proportions, son profil)
    - Lancia Gamma (idem)
    Toutes, signées du même Sergio, reprennent le même thème, tout en respectant l’esprit de chaque marque. Aussi, son esthétique mérite qu’on s’y attarde, qu’on prenne le temps de la regarder dans le détail, plutôt que de céder au charme facile. Ses lignes sont la transcription d’idées (dxt Pininfarina).
    Et, puisqu’une Rolls-Royce se vit avant tout de l’intérieur, il est bon de noter que ses cuirs sont en “Connolly Nuella”, un cuir spécial en remplacement de l’ “autolux” disponible jusque là. Ses boiseries ? toujours les plus exceptionnelles. Ses moquettes ? Wilton ! le must ! Il est important de noter que comme pour toute Rolls-Royce ou Bentley, l’expérience vécue à son bord dépend également des finitions choisies par son premier acquéreur. L’ambiance change du tout au tout d’un exemplaire à l’autre et ce, simplement parce qu’il existe une infinité de possibilités.

    Enfin, quant à la conduite d’une Rolls-Royce … elle n’apporte donc rien d’autre que de posséder un bel objet. Le propre de la marque est d’offrir “exclusivité, qualité, raffinement et capacité” (RR). La conduite d’une Rolls-Royce offre l’expérience d’un voyage plus ou moins en dehors du temps, où tout est à la Baudelaire “luxe, calme et volupté”.

    Le RROC indiquera également au collectionneur averti souhaitant faire l’acquisition d’un exemplaire qu’une camargue côte entre 28,000 et 100,000 en fonction de son état, de ses accessoires, etc …

    Sincèrement.

  2. Olivier Labis dit :

    Messieurs,
    J’ai la chance de posséder une Camargue de 1977 en parfait état.J’ai choisi ce véhicule pour son exclusivité et son degré d’élaboration.
    Il s’agit en fait de la continental des années 70.
    Elle est moins bourgoise d’aspect qu’une shadow ou corniche,elle a une esthétique plus personnelle dont il est vain de chercher à savoir si elle belle ou non.
    La camargue est de plus trés sensible aux couleurs et sa ligne peut changer d’aspect si elle est en vert épinard ou en larkspur blue ou paprika red.
    Au delà de tout méfiez vous du rendu photographique qui selon que la photo soit prise en contre bas ou pas peut tronquer les proportions.
    La fille naturelle de la camargue est évidement la Bentley Continental des années 80 qui reprend beaucoup d’éléments de sa face avant.

    Cordialement.

  3. Enzo_London dit :

    J’ai rarement lu un article aussi mal ecrit… non seulement il est plein de fautes d’orthographe, mais aussi de fautes de grammaire, de conjugaison, et certains mots inventes valent bien la bravitude d’une certaine Sego. Plein d’erreurs techniques mon cher Jonathan… bref, comme disait notre regrette Coluche, “quand on en sait aussi peu, on n’a qu’a fermer sa gueule”

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