Essai Lamborghini Gallardo

Lamborghini est un constructeur un peu atypique… Il n’a pas de parc presse mais compte tenu de la nature quelque peu sportive de ses engins a préféré créer une académie de pilotage plutôt que de confier ses animaux sauvages pour le weekend, au premier détenteur d’une carte de presse. Cette académie officiant un peu partout en Europe pour le bonheur de journalistes et clients potentiels, était de passage en région Parisienne, sur la très technique “piste école” de Dreux, fief de Bruno Tondu et Laurent Fresnais de Pro-Pulsion dont nous re-parlerons prochainement.Pas moins de 7 Lamborghini (Gallardo, Gallardo Spyder et Murcielago LP 640) étaient présentes sur le parking du circuit pour accueillir béatement les heureux élus de cette journée, réunissant les plus grands noms de la presse et votre blog préféré. Au programme, de nombreux essais sur chaque véhicule avec l’apothéose à bord de la Murcielago LP640.
Cette dernière ayant souffert d’un petit contretemps logiciel, notre essai d’aujourd’hui se limitera (excusez du peu) à celui de la Gallardo visible dans la vidéo ci-dessous. Cette heureuse descendante d’une lignée de tracteurs italiens est impressionnante à plus d’un égard. Son allure de stealth bomber née sous le crayon de Luc Donckervolke n’a que peu d’ADN en commun avec les engins agricoles que fabriquait Ferrucio Lamborghini avant de se décider à faire la nique à Enzo Ferrari… Un air de famille évident avec la Murcielago pourrait être néanmoins trompeur tant la Gallardo est compacte avec ses 4.30m de long contre 4.580m pour la Murcielago. Côté motorisation, la Gallardo est équipée d’un V10 en position centrale arrière de 520 ch qui propulse la bête de 0 à 100 en 4 secondes pour une vitesse de pointe de 314km/h. La voiture est disponible en boite manuelle ou séquentielle. Notre modèle est pourvu de la boite 6 rapports “E-gear” commandée par des palettes au volant.

Côté intérieur, la sportivité Italienne et la sobriété Germanique se marient à merveille. Les sièges baquets aux nuances orangées sont tous simplement magnifiques et maintiennent le corps dans la position idéale pour attaquer dans le plus grand confort. Le volant issu de la plus pure tradition de la compétition laisse place à une planche de bord que je n’ai pas eu le temps de trop souvent regarder, les virages ayant une fâcheuse tendance à s’enchainer rapidement. Pour notre essai, l’électronique restera en position normale, la raison l’emportant sur la tentation du bouton ’sport’.
La Gallardo montée sur des jantes de 19 pouces est chaussée en 235/35 à l’avant et 295/30 à l’arrière ce qui rassure, mais pas totalement. Les premiers tours de roues sont toujours un peu déconcertants et ce type d’engin demande une forte dose d’humilité d’autant plus que le tracé est étroit et que la réputation naissante de ce blog ne peut en aucun cas être ternie par des dommages matériels devant le gotha de la presse auto. Qu’à cela ne tienne, c’est un volant et des pédales me dis-je… Le V10 fait preuve d’un couple étonnant à bas régime, 510 Nm à 4.500 tr/min dont 80% sont disponibles dès le premier effleurement de la pédale de droite. La boite séquentielle est fixe et positionnée assez haut sur le volant ce qui me vaudra de la chercher de la main pendant le premier tour de piste. Les premiers enchainements rappellent que la Gallardo pèse tout de même 1430kg et que les principes de transfert de masse devront être respectés pour ne pas ressortir la tête basse et tuméfiée. Les vitesses s’enchainent avec une facilité déconcertante et le talon pointe automatique généré par la boite est un véritable plaisir pour les oreilles du mélomane. Plus les tours passent et plus la taille de l’engin se fait oublier, comme si ce dernier perdait des kg à chaque tour et prenait progressivement un comportement de Lotus Elise. La ligne de droite de Dreux ne nous permet pas de dépasser les 180km/h ce qui est largement suffisant pour tester la capacité de la Lamborghini à freiner sur 60m sans constater la moindre dérive du train avant.Une trentaine de tours sans quasiment aucune restriction de la part de nos hôtes donne un aperçu de ce que ce genre de véhicules a dans le coffre…
Essai Lamborghini Gallardo 2 nov 2006
jusqu’à ce que …jusqu’à ce que j’ai la chance de monter aux côtés de Valentino Balboni, véritable icone de la marque pour laquelle il teste et developpe depuis 1968… et là croyez moi, tout est à revoir et cela méritera une note prochainement avec les quelques images que j’aurai pu tirer de notre caméra embarquée.En attendant mieux, beaucoup moins rapide, voici donc ci-dessus deux tours du circuit de Dreux à bord de la Lamborghini Gallardo.
Ci-dessous, la Murcielago LP640 qui fera nous l’espérons, l’objet d’un prochain essai…


























14 commentaires »
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Bon ben voilà, jusqu’ici je t’aimais bien, mais maintenant, sache que je te déteste!!!
4 novembre 2006 à 12:292
je dois dire que deux essais de Gallardo à 10 jours d’écart, c’est quand même du bol… faudrait pas voir à s’habituer
Reportage sur l’école de pilotage Pro-Pulsion à venir très bientôt avec entre autres, une gallardo, une F430 F1, une 997s et les carrera cup de l’école de pilotage
4 novembre 2006 à 12:383
et à suivre… la caméra embarquée aux cotés de Valentino Baldoni pour une leçon de pilotage qui rend très humble… comme quoi c’est un metier.
4 novembre 2006 à 12:404
On tourne sans casque maintenant sur circuit ?
Ou c’est juste pour préserver ta mise en plis ?
Au moins on voit que tu te fais plaisir !
C’est une bonne idée de la part de Lambo en tous cas.
Avec le potentiel des supercars actuels, lacher dans la circulation des journalistes qui vont vouloir approcher les limites (de l’auto ou du bonhomme selon les cas) sans forcément avoir le niveau requis et surtout au milieu d’autres usagers, présente des risques.
Là au moins, sur une piste la boulette n’a que peu de conséquences et le potentiel de l’auto s’exprime plus facilement.
Parce qu’une Gallardo dans un bouchon finalement, c’est moins pratique qu’un Scénic.
Finalement je vais peut-être voir à devenir blogueur moi….
4 novembre 2006 à 13:035
Quel bol. Faut que je pique à un pote sa carte de presse mais une carte de journaliste aéronautique ça aide à conduire les auto aériennes ?
4 novembre 2006 à 13:136
Génial! Vivement que tu essayes la LP640 sur un ciruit à la taille de l’auto
4 novembre 2006 à 14:407
Au risque de passer pour un Jacky, je trouve que Lamborghini a des couleurs absolument cultes: au contrraire de Ferrari qui a le rouge et encore le rouge, chez Lambo, on en a deux: le Jaune métal irrisé et cet orange absolument magnifique.
Et je ne serais pas contre ce rouge également.
4 novembre 2006 à 16:108
Bonjour serait-il possible de prendre contact avec le journaliste présent sur le circuit ce jour là pour récupérer des vidéos de moi et de collègues, il saura de quoi je veux parler d’ailleurs on nous voit un peu au début de la vidéos.
Merci d’avance
4 novembre 2006 à 16:389
Vincent, mon email est christophel[at]thesocialmedia[point]com
heureux de voir que la maréchaussée compte parmi elle de véritables passionés …
4 novembre 2006 à 16:45J\’ai tenu parole, j\’ai éliminé les images compromettantes en uniforme
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C’est juste pour dire que normalement l’édition 2006 de la Gallardo conserve les même caractéristiques que le modèle “SE” de 2005 , à savoir, V10 520CH et non plus 500ch
( ainsi que quelques babiolles, gantes, caméra de recul, .. )
Il y a donc une petite faute
Sinon exellent test, je vois qu’on s’amuse bien ! remarque,conduire un tel engin à du être un pur moment de plaisir !
4 novembre 2006 à 16:54Pages : [1] 2 » Voir tous les commentaires
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