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Brève rencontre: Cadillac Cimarron
En matière de bide, la Cimarron est le pendant U.S. de la Renault 14: une de ces voitures qui n’offrent pas grand chose et dont les concepteurs mettent des années avant de comprendre que c’est un boulet. Cadillac voulait trouver un second souffle avec elle, mais le déficit fut tel qu’elle frôla davantage l’asphyxie.
Jusque dans les années 70, les Cadillac étaient des paquebots XXL avec des moteurs monstrueux. Seulement, avec la crise du pétrole, M. Smith ou Jones hésite avant d’acheter une voiture qui consomme du 30 litres au cent.
Avec la Seville, en 1975, Cadillac s’est lancé avec bonheur dans la taille L. Alors, pourquoi ne pas se lancer à la chasse aux “compactes” importées (Audi 80, BMW Série 3, Mercedes-Benz 190…), qui plaisent à une clientèle plus jeune?
General Motors eu la fausse bonne idée de lui donner la plateforme des “J-cars”, pour mieux réduire les coûts.
Ainsi, la nouvelle Cadillac est très proche esthétiquement de ses cousines Chevrolet Cavalier et Pontiac 2000/Sunbird (c’est-à-dire notre Opel Ascona), auquel elle emprunte leur 4 cylindres de 87 chevaux et leur boite manuelle. La clientèle habituelle la trouve trop roturière.
Quant aux autres, ils se demandent pourquoi acheter une Cimarron, alors que les Cavalier et Sunbird (qui feront les bonheurs des loueurs de voitures) sont moitiées moins chères!
L’intérieur cuir et bois ne justifie pas tout…
Evidement, lorsqu’elle sort à mi-1981, c’est un flop. Les ventes atteignent le tiers des prévisions et ensuite, la courbe reste désespérément horizontale. Il faut préciser qu’elle possède en plus tous les défauts des américaines de cette époque (à commencer par une finition très légère.)
En 1985, Cadillac s’acharne avec un lifting: désormais, elle possède la même calandre que les autres modèles de la gamme. Un petit V6 fait également son apparition.
Malgré tout, les acheteurs ne se bousculent pas et à l’issue du millésime 1989, elle disparaît du catalogue.
On pourrait croire qu’après cela, Cadillac soit vacciné contre les mauvaises idées et pourtant, ils retenteront leur chance avec la Catera en 1996…

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Une Catera avec peu de succès, mais suivie d’une CTS bien plus réussie…
C’est surtout avec la BLS qu’ils retentent l’expérience. Mais en moins risqué car limité au marché Européen…
Fred
9/10/2006 @ 7:56
Et la BLS alors, c’est pas un futur bide ? Cette auto est un clone de Saab, elle n’a rien d’un Cadillac
6V3L
9/10/2006 @ 8:40
Je me souviens que pendant mon adolescence, il y avait une Cadillac Cimarron qui trainait ses roues du côté d’Asnières sur Seine (92). C’était en gros une Opel Ascona avec un look US. La Catera c’est un peu la même chose : une Opel Oméga plus flashy. Quant à la BLS, c’est une Caddy pour l’Europe (fort jolie d’ailleurs) avec un moteur Turbo Diesel d’origine Fiat ! De quoi réconcilier mes 2 passions pour les autos ialiennes et américaines !!! Une italo-suédo-américaine !!!!!
Laurent V
9/10/2006 @ 8:56
La différence entre la BLS et la Cimarron, c’est que la BLS a un look bien à elle. Si techniquement elle doit beaucoup à la Saab 9-3, sont style est totalement spécifique. A l’extérieur, seul le pare-brise doit être commun, et à l’intérieur quelques commandes, mais sièges, planche de bord, panneaux de portes… sont spécifiques. Un véhicule homogène avec une personnalité. Pour rouler différent sans tout sacrifier.
Fred
9/10/2006 @ 9:23
Encore faut il voir le moteur que possède ce Climarron. le 1.8 ne fut pas à son honneur…
Cela dit, les Canadiens en rafolent quoi qu’il en soit
C. Meyer
9/10/2006 @ 9:27
Ah ces consommations délirantes… Pour situer à quel point on n’est pas sorti de l’auberge, l’auteur du guide annuel de l’auto québécois souhaite voir davantage de voitures consommant moins de 9 l au 100! Non seulement la barre n’est pas très haute, mais en plus il n’a pas dû loucher bien fort en direction des petites européennes…
Xavier
9/10/2006 @ 15:07
Je la trouve pas trop mal cette Climarron. Sauf l’intérieur et le nom. J’aime bien l’avant avec les feux de brouillard pas du tout intégré…
Avec un bon gros V8 sous le capot ça aurait pu être rigolo
Fastbear
9/10/2006 @ 16:46
7 Je la trouve pas trop mal cette Climarron. Sauf l’intérieur et le nom. J’aime bien l’avant avec les feux de brouillard pas du tout intégré…
Avec un bon gros V8 sous le capot ça aurait pu être rigolo
Un V8 sur une traction avant dont la plateforme a été dévelopée pour des 4 cylindres… Plus que rigolo, ça aurait été mélodramatique dans les virages et à l’accélération !
La CTS, succédant à la Catera-Omega, a confirmé le choix de la propulsion pour le haut de gamme automobile.
RENAULT devrait bientôt prendre le trai ne marche grace aux plateformes NISSAN (voir la concept Nepta)… CITROEN n’en a pas besoin (la SM a démontré sa maîtrise du concept Traction Avant), et il ne reste donc que Peugeot… qui pourrait recycler la cinématique des 505 pour donner un peu de crédibilité à la remplaçante de la 408…
Alfred
9/10/2006 @ 17:34
Un autre bide de Cadillac. L’Allante, dessine par Pininfarina.
Bernard Muller
10/10/2006 @ 11:52
Ma première voiture fut une Chevrolet Cavalier 1985. Quel bolide moche … et dire que la Cimarron est quasi le même véhicle. Le moteur 2L de 90ch, jumelé a une transmission auto de 3 vitesses ne pourrait même pas prendre une Smart dans une pente.
Mais, quel beaux souvenirs de jeunesse.
Patrick Perron
11/10/2006 @ 18:16