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Brève rencontre: Alfa Romeo Arna

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AlfaRomeo_Arna_83.jpgA l’heure où l’on parle beaucoup de la future mini Alfa, un retour s’imposait son ancêtre… (ou plutôt, on espère qu’elle ne ressemblera pas à ça)

A la fin des années 70, Alfa Romeo est au bord du gouffre. Ceci expliquant sans doute cela, la marque hésite entre exclusivité et le fait de plaire au plus grand nombre. Du coup, elle perd sur les deux tableaux.

Prenez l’Alfasud: les puristes ne lui pardonnent pas ses roues avant motrices et les autres se demandent pourquoi il a fallu attendre 7 ans et deux liftings pour avoir un hayon (disponible d’emblée chez les concurrentes.)

Nissan_pulsar_1982.jpgPour se relancer, Alfa Romeo souhaite étendre sa gamme vers le bas. Et comme c’est à la mode, elle lorgne sur le Japon. Les journaux de l’époque parlent de: « S’inspirer de l’expérience réussie de la Triumph Acclaim. » (NDLA: on ne rigole pas.) Il s’associe avec Nissan, pas encore pacsé à Renault. On aurait pu imaginer une voiture bénéficiant de la qualité de fabrication des japonaises et du style élégant des Alfa Romeo (le seul à l’époque à ne pas produire des pavés.)

Alfa_Arna_5p.jpgHélas, c’est l’inverse qui se produisit. L’Arna (Alfa Romeo Nissan Auto) est une Nissan Pulsar/Cherry munie de mécaniques Alfa Romeo (et encore, pas les plus puissantes.) Les toles sont embouties au Japon et expédiés en Italie, où a lieu l’assemblage. A noter qu’elle n’était vendue que sur la peninsule. Apparue en 1983, l’Arna cumule donc les inconvénients des Nissan (ligne affreusements banales) et des Alfa Romeo (voiture biodégradable.) En 1987, Fiat rachète Alfa Romeo à l’état italien (propriétaire depuis l’après-guerre) et dans la foulée, l’Arna disparait du catalogue. Peu de gens l’ont regretté.

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15 Commentaires sur "Brève rencontre: Alfa Romeo Arna"

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Fastbear
Invité

Je vais souvent en Italie et je n’ai jamais vu cette auto ! Comme quoi le biodégradable ça marche vraiment 🙂

6V3L
Invité

J’aime beaucoup le raccourci vers la Triumph Acclaim… En parlant de voiture biodégradable, saviez vous que la chaine de traitement anticorrosion de l’usine Alfasud était l’exemple que tous les constructeurs se proposaient de suivre ? Heureusement que beaucoup se sont perdus en chemin…

Marco M.
Invité

« Je vais souvent en Italie et je nai jamais vu cette auto ! Comme quoi le biodégradable ça marche vraiment »

Eh, non, tout simplement ici en Italie on a préféré la faire disparaître le plus tôt possible… 😉

Bernard Fournol
Editor

La Triumph Acclaim fut effectivement une réussite commerciale, qui a abouti à la renaissance de Rover, en forme jusqu’a son rachat par BMW…Et si l’Acclaim fut tant décriée, c’est plus pour l’usurpation du label Triumph (PSA venait d’usurper Talbot pareillement), que pour ses qualités intrinsèques. Une bonne auto, fiable et sans prétention, qui valait, avec le recul, au moins autant, si non mieux qu’une R9, 305, Solara ou Ascona

Wouhou
Invité

Je n’avais jamais entendu parlé de cette Alfa. Merci de cette page d’histoire (que certains ont préféré – à raison – ‘biodégradable’).

La page qui renvoie sur la future petite Alfa m’indique : « 404 not found »… est-ce prémonitoire ? Plus sérieusement, y-a-t-il moyen de savoir des petites choses sur l’état d’avancement du projet (surtout s’il va réellement voir le jour) auprès du stand Alfa, en ces temps de Mondial de l’Auto ?

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