TVR Tuscan Test: Les ébats

20050903tvr013 TVR Tuscan Test: Les ébats C’est avec une préciosité teintée d’humilité que ma cheville droite opère sa rotation. Les décibels crachés à l’arrière se parent de tonalités changeantes au fur et à mesure de l’ascension du compte tours. Une oreille mélomane et experte me glisse que, d’un bruit de V8 au ralenti, le Speed 6 mue dans un registre plus noble à l’approche de la zone rouge. Plutôt du genre Ferrari 512 Le Mans comme celles que l’on voit dans le film du même nom. Tout ce que je peux garantir c’est que la musique est du genre persuasive et entrainante au point de comprendre enfin pourquoi l’oreille est si souvent décrite comme une zone érogène !!
Mon empressement à mettre les voiles m’a fait perdre de vue la nécessité de se concocter une position de conduite parfaite avant de prendre la route. La Tuscan et sa colonne de direction reglable en profondeur et en hauteur le permettait pourtant avec facilité. Je suis un idiot ! Surtout qu’il me faut maintenant m’adapter à une pédale de frein bien moins assistée que dans les productions plébeiennes actuelles et manoeuvrer avec une certaine vigueur un levier de vitesse perché assez haut. Pour le reste, les 407 ch  se montrent dociles et sous le soleil dardant, la Tuscan mord le bitûme avec avidité. Les serpentements réputés des hauteurs cannoises sont avalés d’un geste.

20050903tvr019b TVR Tuscan Test: Les ébats  La direction, toujours aussi facile malgré un volant au dessin étrange, commande et l’auto éxécute militairement les ordres. A peine pourra t’on noter une léger temps de réponse à l’inscription.  Personne n’a parlé de sous-virage. La disposition centrale avant du moteur lui interdit la simple évocation de cette tare si répandue de nos jours. Non, Tuscan a la coquetterie de se faire attendre… un centième de seconde avant de s’executer! C’est l’apanage des stars ou des pneumatiques, c’est selon. Ne perdons pas de vue qu’elle n’a pas vocation à assouvir la soif du pistard limeur de bitûme le plus extrémiste. Sa robe lascive et sa distinction en font un objet de classe paré des attributs les plus distingués, tout en se ménageant la promesse des pires perversions physiques à la moindre injonction de son pilote. La compagne presqu’idéale, en somme.

20050903tvr3 TVR Tuscan Test: Les ébats L’ADN TVR est décidément saupoudré de la petite poudre bleue qui sait si bien redonner vigueur aux âmes automobiles en peine et mon retour à Opio me laisse le temps de graver à jamais dans les synapses d’une mémoire volontiers volatile, ces quelques kilomètres de félicités qu’il n’est pas donné à tout le monde de prodiguer. Pas même certaines productions industrielles d’Outre-Rhin.

Merci mille fois à Bang Bang Mayo.

TVR France: 04 93 429 958

Tus01 

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Tus092_1photos: Alexandre Olivier

  1. rousseaux dit :

    Mon surnom c est Bang Bang sans le mayo STP!!! looool
    Et puis l artiste, entre nous si la Tuscan a un temps de reponse a l inscription, avec le reste de la production tu peux boire un cafe avant qu’elles s’inscrivent!!!
    Pour le reste j suis d accord avec toi…
    Merci @+
    Romain

  2. P.Garcia dit :

    Mayo c’est moi qui rajoute! ca faisait joli !!!
    La perfection de la gamme aurait plutôt une robe jaune canari vois tu ? et puis un temps de réponse d’un centieme de seconde c’est de l’ordre du négligeable ou da la subtilité qui permet de differencier « Hard Saggie » de « Miss Tusc’ ». j’ergote je sais mais c’est une seconde nature…. ;-D

    à plus

  3. Stingray dit :

    Esta bien senor…

    Certains pensent ( à tort ) que les préliminaires ne servent à rien…

    El senor Garcia ( lorca del coche relampago muy rapido del Blog ) nous prouve le contraire et nous oblige à reconnaître que cet article donne envie de voir, d’essayer et de prendre la place d’un ministre, afin de pouvoir se la faire offrir, pour service rendu…à la souvraineté nationale.

    Il est vrai que cette dulcinée semble apte à combler le plus exigeant, voire nous convaincre de pouvoir mettre au placard les petites pilules bleues, tutrices d’une vigueur et du coup d’adrénaline oublié depuis maintes essais….aprés moultes efforts. Le naturel…il n’y a que cela de durable.

    Bon article, jefe, on pourrait presque dire que les plaques d’immatriculation détériorent l’harmonie de la ligne, c’est dire…

    On dit que c’est dans l’attente que réside le plaisir, dont acte….hombre!!!!

    Hasta la vista.

  4. @ndré dit :

    Alors que je ne suis qu’un échantillon représentatif du gueux de base, les chevaliers du temple d’OPIO ont eu quand même la condescendance de me faire chevaucher leur beau d’estrier sur les magnifiques rubans de l’arrière pays niçois.

    Sous un soleil bienveillant, la coiffe au vent, je me suis donc régalé de la symphonie de ses entrailles après m’être délecté de sa plastique unique.

    Que dire ? Je pourrais à satièté vous abreuver de chiffres, vous compter par le menu les valeurs organesques d’un couple à la courbe coïtale ou encore vous étonner sur la recherche des accessoires d’instrumentation qui confine à la carte au trésor.

    Mais je préfére vous parler des sensations. Car cette TUSCAN S est une AUTOMOBILE. Pas un ersatz de voiture que l’on connaît tous plus ou moins parce que, partout, on retrouve sa fadeur. Non, une créature qui vous invite à vous y installer, à vous y caler, puis qui progressivement vous communique ce qu’elle est, et qui vous fait comprendre que l’on ne peut rouler que si l’on fait corps avec elle.

    Avec elle Môssieur, on ne se déplace pas. Mais on dessine une tranche de vie à chaque hectomètre parcouru. On entre dans une bulle de quiétude jouissive qui développe ardemment les zygomatiques. Et on roule, on roule, on ne veut plus en finir. L’essence même du monde !

    Dieu merci, il existe donc encore une production qui n’a pas perdu les fondamentaux du plaisir automobile. Ca pousse, ça tourne bien soudé, c’est beau et simple. Tout l’essentiel de ma passion, je l’ai trouvé synthétisé là. Que du bonheur.

    Sinon, j’ai trouvé à OPIO une équipe sympa, accueillante, trés accessible qui fleure le bon esprit. Une philosophie loin des paillettes et du superficiel. Ca aussi, dans cet univers impitoyable, c’est rafraîchissant.

  5. Laurent dit :

    Et moi qui craignais qu’après la mise en bouche des préliminaires je me serais refroidi posé là, dans l’expectative, l’interrogation : Qu’en sera t’il de la chaevauchée, pourquoi nous fait-il ainsi languir ?
    Le rêve serait il meilleur que la réalité ?

    Et je contate aujourd’hui, rassuré, que le plaisir est bien dans l’attente, mais également dans le défilement de ce ruban de bitume…

    Heureux Patrick et heureux clients,
    merci TVR, elle est si belle, si sensuelle…
    Fille d’humains, pas de la machine….

  6. P.Garcia dit :

    Messieurs de bonne famille, gardez quelques munitions car la prochaine effusion aura pour petit nom, Saggie ! Et le tireur dépourvu gardera comme une cicatrice le remors de ne pas avoir eu la salve raide au moment de chevaucher la belle….

    see you soon…

  7. Laurent dit :

    Hmmm…
    Sagaris, plus radicale encore, plus incisive, plus personnelle encore au plan esthétique….

    Mais qu’en est il des sensations ?
    Le meilleur est il dans l’efficacité pure ou dans la mixtion de l’homme et de l’air que seule peut offrir une découvrable ?
    Réponse bientôt ?
    Ou alors persisteront dans l’ignorance candide et rêveuse ?

  8. P.Garcia dit :

    Francfort va repousser le témoignage de ma petite affaire avec Saggie jusque dans une semaine, au moins. mes capacités mémorielles seront elle encore valides à cette date, nul ne le sait. Mais si Tuscan est gravée au plus profond de mon disque dur, Saggie, elle, est immortalisée à jamais au panthéon de mes émotions stupéfiantes! Alors là si c’est pas un indice…

    PS: En ce qui me concerne, le meilleur pour moi réside dans la miction tout court !!! :-D DDDDDDDD

  9. Fred dit :

    J’ai vu sur un Forum UK qu’un proprio était descendu en Italie avec sa Sagaris.
    Pas de problème mécanique , ni de fatigue.

    C’est une voiture qui semble « vivable » aussi.

    Il est vrai qu’après avoir goûté aux joies du Roadster, difficile de se retrouver sous un toit (même bosselé ;-) ).

    @+

  10. P.Garcia dit :

    et pourtant ……

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