CLS 500: quand Mercedes sessaie à la finesse

Dscn0305Oubliées les Classe E, désespérément banales à force de se vendre par centaines de milliers. Mercedes en a dérivé une version haute couture, la CLS. Toit rabaissé, lignes tout en courbes tombant telle une magnifique robe du soir, feux  avant étirés évoquant le fauve prêt à bondir : vraiment, la firme teutonne a magnifiquement réactualisé lidée du coupé à 4 portes, en son temps matérialisée par la somptueuse P5 Coupé de la défunte Rover.

Lintérieur se révèle imprégné de ce même souci délégance. Du bois précieux, des ellipses et une console centrale qui se poursuit en une vague boisée jusquentre les places arrières. Certes, la surface vitrée réduite crée une atmosphère quelque peu confinée, mais finalement, cela renforce laspect cocon de ce boudoir moquetté. Quoiquun peu réduit par rapport à celui dune Classe E, lespace habitable reste très convenable, même pour les grands à larrière. Naturellement, la finition ne souffre aucun reproche.

Dscn1171 La position de conduite non plus, dautant que du siège au volant, on peut tout ajuster électriquement. Le siège va même sadapter à votre morphologie grâce à un système de coussins actifs gérés par un logiciel conçu avec des ergonomes. La mise en route du moteur ne vient en rien troubler la quiétude de cet environnement. Pourtant, il pousse fort le bougre (0 à 100 en 6 secondes), avec ses 306CV, émettant dans le lointain lagréable bruit rauque des V8. Il est parfaitement secondé par une boîte automatique à 7 vitesses, rapide, douce et intelligente. Grâce à un amortissement contrôlé très bien calibré, le comportement routier se montre particulièrement sûr, surtout que tous les garde-fous possibles et imaginables veillent au grain. Pas de mouvement parasite, roulis et tangage quasi nuls, tout juste déplore-t-on un manque de vivacité dans les enchaînements de virages, à cause du poids (1810kgs). Ce satané poids qui joue aussi des tours aux freins : leur endurance est proche de zéro! Ils se mettent même à fumer si on leur en demande trop, phénomène inconnu sur la Jaguar XKR pourtant dune masse similaire Mais il se peut que ce défaut soit à mettre en partie sur compte du système Presafe qui approche automatiquement les plaquettes des disques en cas de conduite (très) rapide.

Parfaite la CLS : aux freins près, oui, mais cest aussi là son principal défaut ! Elle est si confortable, si sûre et si douce dans ses réactions mécaniques quon sennuie ferme à son volant. Les sensations les plus intenses sont délivrées par le siège dynamique qui adapte son maintien en fonction des accélérations transversales, cest dire! Mais peut être que Kleemann apporte une solution.

Finalement, la conduite dune CLS na rien de différent de celle dune E équivalente. Cest un peu regrettable, la ligne sportive et élégante suggérait plus de rage et de sensations. On se consolera en constatant quà 71400, cette CLS500 ne coûte que 1400 de plus quune E500 Pack Luxe Elegance. Une folie raisonnable.

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  1. Vincent Vaillant dit :

    Contrairement à toi Stéphane, je trouve la finition pas top, le cuir n’en est certainement pas, et la garde au toit arrière est limite avec mon mètre 82. Néanmoins, après l’avoir essayé sur quelques kilomètres, il est vrai qu’on prend plus de plaisir à l’avant même si l’abondance de bois sur le tableau de bord me donnait des hauts le coeur. Moteur + boîte + châssis + freinage + etc… = rien à redire, c’est parfait.

  2. Anonyme dit :

    Ah c’est vrai que le cuir est plus doux dans une Lancia Thesis, mais pour le freinage, je ne suis pas d’accord: son endurance est vraiment à revoir.
    Et je n’ai pas eu de problème pour caser mon mètre 88 à l’arrière, même si bien sûr, ce n’est pas une voiture pour se faire conduire.

  3. Vincent Vaillant dit :

    1m88 ??? je demande à voir, ou alors tu ne te tiens pas droit sur la banquette mais tu es en position ‘enfoncée’ ce qui à la longue tue les reins et le bas du dos…

  4. .V. dit :

    Mais pourquoi diable lorsque vous faîtes des essais au blog auto, vous prenez tjs une photo de la voiture à l’arrache au bord d’une route ?
    J’sais pas, la France est un beau pays avec des beaux endroits !!
    La prochaine fois ce sera prêt d’une station service Fina ?
    Ces belles autos valent tellement mieux que de poser près d’une glissière de sécurité et quelques gravillons !
    Nan ?

    Allez, bonne route !

  5. stéphane schlesinger dit :

    V, tu es dur! Je n’ai pas eu le temps de soigner la photo ce jour-là, en raison de la météo. Mais pour compenser, j’ai mis des photos constructeur.

  6. .V. dit :

    Hé hé !!! :)
    La dernier essai où j’ai fait la remarque (Alfa GT) j’ai eu la même réponse !
    Mais c’est pas grave s’il fait pas beau !!!
    Si tu poses la voiture derrière un beau p’tit château en ruine ou quelques fleurs jaunes, ce serait tellement plus sympa !!
    D’autant plus avec un temps moche, un décor moche, c’est encore pire !!
    Je sais que ça gave de faire des photos surtout avec un temps de merde (j’ai assisté des photographes de bagnole), vous, ce qui importe c’est essayer la voiture, mais nous pauvres lecteurs du Blog auto que nous sommes n’avons que nos yeux pour rêver.
    Un bon article c’est cool, une belle photo du blog ce serait encore mieux !!
    Mais bon comme tu dis, t’as mis des photos contructeurs, on te pardonne !!!!!

    A plousse !!!

  7. Vincent Vaillant dit :

    .V.
    si tu veux des photos, j’ai un très bon site pour toi :
    GOOGLE – image

    =;o)

  8. .V. dit :

    Allez c’est de bonne guerre Vincent. Je le mérite…

  9. Anonyme dit :

    moi je trouve ca bien votre photo, non sérieusement, ca m’intéresse bien plus que les photos constructeurs toute lisse sans saveur, là on as presque l’impression de les voir en vrai dans la rue.

  10. [...] Qui n’a jamais pris son pied en mangeant un plat simple, abondant, prévisible, voire rustique, comme un T-Bone saignant? Il y a dans ces moments-là quelque chose de brut, de naturel, une sensation puissante dont on a ensuite du mal à se passer. Eh bien, la Mustang Roush, c’est un peu ça. Du simple (propulsion, essieu arrière rigide), du brut (un bon gros v8) et même du piquant (compresseur). Et quel plaisir! Déjà, sa gueule impressionne! Mais la pression de l’envie de cravacher cette Mustang est la plus forte. A l’intérieur, n’attendez rien de transcendant: plastiques bas de gamme, accessoires légers et instrumentation limitée, ce qui est plus ennuyeux. Peut-être que la version définitive se montrera plus complète. Par rapport à ce à quoi nous sommes habitués en Europe, les valeurs sont ici inversées. Autant une Mercedes CLS vous envoûtera par son habitacle somptueux et vous ennuiera sur route à force d’être parfaite, autant la Mustang fait l’impasse sur la présentation et vous délivre des sensations fantastiques! L’efficacité? Elle s’en moquerait presque. Comme je l’ai dit, les liaisons au sol sont rustiques, et, malgré les disques rainurés, le freinage s’avère franchement décevant : aucun mordant, pédale molle et puissance en berne. La direction ne se montre pas d’une précision chirugicale tandis que le train avant ne mord pas franchement le virage. [...]

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