Ferrari FXX : la fameuse super-Enzo
La FXX est la Ferrari la plus aboutie de tous les temps, hors F1 bien entendu. Elle a été spécialement conçue pour les meilleurs clients de Ferrari passionnés de courses automobile et servira aussi de véhicule test de recherche et développement afin doptimiser les modèles à venir. Pour se faire, 20 voitures ont été construites mais ne sont malheureusement pas homologuées pour la route et ne participeront à aucune compétition.
Cette Ferrari FXX est motorisée par un V12 6 262 cc qui développe 800 ch à 8 500 tr/mn, il est accompagné dune boîte de vitesse séquentielle, avec les fameuses palettes façon F1, qui autorise des changements de rapport en seulement 100 ms. Dun point de vue design, la FXX se présente comme une Enzo tunée puisquelle regorge dappendices aérodynamiques mobiles pour une meilleure configuration selon le circuit et des prises dair pour refroidir moteur et boîte.
Les pneumatiques sont des Bridgestone de type slick de 19 pouces, tandis que les disques de freins en céramique extra-large sont de marque Likewise Brembo. Bien que stricte monoplace, la FXX peut aussi recevoir en option un deuxième siège.
Evidemment, Ferrari accompagne cette voiture de toute la télémétrie nécessaire à lanalyse et à lenregistrement des 39 données différentes en temps réel. Les ingénieurs de la Scuderia viendront à la rescousse en cas de problème de compréhension sur ces données. Ferrari compte aussi organiser une série dévénements sportifs durant lesquels les propriétaires de FXX pourront saffronter sur différents circuits internationaux tous frais de transport payés par le cheval cabré. En plus de tout çà, Ferrari donnera des cours de conduite sur sa piste privée de Fiorano et, comble du luxe ultime, les sièges et pédales seront spécialement moulés selon la morphologie du conducteur.
La première FXX sera livrée à son heureux premier propriétaire en cette fin dannée, celui-ci a, avant cela, signé un chèque de 1.5 millions d hors taxe !!! Une certaine façon de faire un pied de nez aux pauvres acquéreurs de Bugatti Veyron



























33 commentaires »
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Ah, c’était donc ça…
16 juin 2005 à 1:12Une remarque tout de même.
En 1963, les riches clients de Ferrari pouvaient acquérir une des plus belles autos de tous les temps, la Ferrari 250 GTO, la conduire sur toutes les routes d’Europe, l’engager quasi telle quelle au Mans et dans les compétitions de GT au niveau mondial et la laisser devant leur chateau le reste du temps.
En 2005, les riches clients de Ferrari payent pour une batmobile avec des stickers “tuning” (le FXX sur l’aileron, pitié…), et ne peuvent la conduire que lors de séances d’essai avec réunions techniques, acquisition de données et devoirs à la maison, ou bien de temps en temps contre leurs homologues de la FXX Cup, genre formule de promotion mais en plus cher, et doivent la remettre dans le camion Ferrari jusqu’a la fois suivante.
Que quelqu’un m’explique où est le progrès.
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Tu as raison Pierre-Laurent, mais Ferrari ne souhaite pas voir engager une Enzo, et donc une FXX, en compétition pour des raisons qui touchent à l’image du père fondateur de la marque qui ne peut être battu sur aucun circuit…. cela peut se comprendre..
16 juin 2005 à 11:58Par contre, je ne suis pas d’accord avec toi sur la non homologation route, car selon moi, une telle machine n’a sa place que sur circuit et il est plus que douteux de produire un monstre comme la Bugatti Veyron par exemple. En effet, comment exploiter 1000 ch sur nos routes françaises ? Les fameuses autoroutes allemandes “no limit” se font de plus en plus rares… Les sportives d’exception ne sont pas dans leur élément lorsqu’elles roulent dans les embouteillages des grandes villes ou attendent en double file en bas des hôtels 5 étoiles ! C’est comme avoir un cheval de course en appartement…
Une voiture comme la FXX ne s’exprime pleinement que sur circuit. Et puis, la démarche de Ferrari peut se comprendre car la FXX sert de laboratoire roulant tout en valorisant de riches clients d’une telle attention. Dans le luxe, il faut fidéliser la clientèle car celle-ci est souvent volatile. La fidélisation passe par la reconnaissance et par les services associés.
Malgré les contraintes liées au Pack FXX, je suis sûr et certain que les 20 exemplaires ont tous trouvé preneur avant même le début du projet. Donc au final, tout le monde est content, et nous, ‘gens d’en bas’, nous avons nos yeux pour admirer et rêver, ce qui n’est déjà pas si mal.
En conclusion, pour répondre à ta question, le progrès est à chercher du côté du service marketing de Ferrari qui ne se contente plus de sortir des moteurs roulants. Une réelle démarche commerciale est à observer depuis quelques années car la concurrence se fait de plus en plus dure sur le segment des supersportives (Bugatti, Lamborghini, Porsche, Pagani, Aston Martin, Spyker, Ascari, TVR, Saleen, McLaren Mercedes, ). Les gens extrêmement riches ne représentent quun nombre très limité ce qui engendre une offre produit bientôt supérieure à la demande réelle. La bataille fait rage et va sintensifier dans les années à venir, et je pense quil faut se réjouir que Ferrari soit conscient du problème.
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C’est une image très romantique de la chose que tu as Pierre Laurent.
Déjà en 1962 la GTO était une auto très exclusive.
Les clients étaient sélectionnés en fonction de leur palmarès pour engager la bête en course.
Et d’ailleurs, une fois que ses perfs n’ont pas été d’actualité, elle ne valait plus rien. L’une d’elle a même été transformée en auto école….
Tu serais peut être surpris de certaines anecdotes montrant à quel point ce genre d’auto n’intéressait personne en dehors d’un usage course.
une GTO c’était une machine dont le ralenti ne tenait pas, sans chauffage, une finition indigne avec des tuyaux qui traversent l’habitacle, une peinture moche (simple couche pour limiter le poids, rien à voir avec les laques 14 couches somptueuses des autos restaurées que l’ont voit de nos jours.)ça vibrait de partout, ça sentait l’huile et l’essence..
Il a fallu attendre quelques bohèmes du genre Bardinon, Vadim, Pourret pour utiliser ces machines sur routes ouvertes.
Les propriétaires de chateau préféraient les Superamerica voire pour les moins fortunés les 250 Lusso…
Et puis il est vrai qu’en 40 ans la compétition a évolué. Les autos pour être plus performantes se sont radicalisées au point qu’une Xsara ne peut pas plus affronter Le Mans qu’une Maranello s’engager en rallye..
Conduire sur route une auto qui couvre le km départ arrêté en 27s et mesure 165cm de large par 430 de long (grosso modo une 250)sur des routes peu fréquentées dans les années 60 est une chose,
21 juin 2005 à 14:35800ch, 480cm*200, 19s au km là ça commence à être un autre univers…. Il faut plus que de la place, de sacrées compétences pour gérer le potentiel de violence…
Un individu inexpérimenté sur route avec un truc pareil, c’est tout simplement dangereux.
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Tout à fait d’accord avec toi Laurent,
21 juin 2005 à 15:03la conduite de voitures d’exception est une autre paire de manches… à condition d’avoir deux bras !!!
cf : http://www.leblogauto.com/2005/05/tout_ce_quil_ne.html
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Moi, c’a ne m’etonnerait pas que ce soit une filouterie bien italienne pour pouvoir tester les composants F1 quand les essais seront plus limites.
23 juin 2005 à 23:536
Laurent, Vincent, vous avez évidemment raison, mais je reste sur mes arguments qui sont caricaturaux, je l’admet volontiers.
24 juin 2005 à 6:43La 250 GTO était tout ce que tu dis, Laurent. Il n’empêche. Voilà une auto qui a couru aux 4 coins du monde, y compris dans des épreuves routières (des dizaines de pages de résultats à la fin du bouquin de Jess Pourret), et même aujourd’hui 40 ans après quand elle apparait quelque part les gens ont les yeux qui brillent. Et ce n’est certes pas une Punto, mais Nick Mason raconte dans son livre qu’il a un matin d’hiver emmené ses enfants à l’école avec, sa berline refusant de démarrer. Le genre d’anecdote qui ajoute à la légende…
Ce que je reproche à la FXX, ce n’est pas tant de ne pas être homologuée pour la route, il y a déjà l’Enzo pour ça, c’est de dédaigner la légende. Il y a cette espèce de morgue de Ferrari qui semble dire “Voilà la meilleure voiture de tous les temps, pas besoin de se mesurer aux autres, nous sommes Ferrari, restons entre nous sur notre Olympe”. Moi le pauvre mortel du bord de la piste, j’ai surtout noté que la 575 GTC est un foirage, et qu’il n’y avait pas trace d’une voiture rouge pour se mêler à la bagarre passionnante entre les Corvettes et les Astons au Mans.
Dans 40 ans, on ouvrira les beaux livres et on verra les photos des DBR9 dans la nuit mancelle, les disques rougis et les phares allumés, peut-être les MC12 sur fond de Porsches à Monza, mais je suis persuadé qu’on ne verra pas de FXX tournant toute seule à Fiorano. Et on continuera d’avoir les yeux qui brillent à la vue d’une 250 GTO.
Je ne suis sans doute pas dans le coeur de cible
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Nick Mason est aussi celui qui, lors du Mans Classic 2 002 a préféré garer sa GTO au pied d’un escalier, derrière une tribune plutôt que de la cacher sous une tente du paddock, de l’isoler derrière une chaine…
ça fait drôle de tomber dessus par hasard…
Et d’ailleurs l’attitude des spectateurs était éloquente : nous étions tous là, à oser à peine nous approcher de l’auto. Personne ne mettait la main dessus, le retenue et l’émotion étaient directement palpable…..
C’est aussi ça d’être confronté à un mythe..
Merci M. MASON !
Je partage tout à fait tes sentiments Pierre Laurent, et moi aussi je rêverais surement plus dans 10 ans de la DBR9 que de la FXX (déjà aujourd’hui…)
Mais, sans pour autant partager la philososphie, je comprend ce qui les amène à en venir là. La société évolue et les clients se font exigeants.
Il y a 30 ans, acheter une Ferrari était un privilège dont on ne pouvait qu’être fier. Aujourd’hui les clients sont devenus….. des clients.
Ils veulent être choyés et les plus fastueux d’entre eux veulent sentir ce sentiment d’exclusivité, de privilège. Alors il faut leur offrir du rêve, quelque chose que personne d’autre ne pourra avoir.
Alors oui, les rêves d’aujourd’hui sont plus exclusifs. Nous devenons de plus en plus blasés et exigeants.
Il en faut de plus en plus aux hommes pour être émerveillés. C’est triste…
(Quant à Jess Pourret dans son bouquin il explique aussi comment il démarrait sa GTO, tu reconnaitras que c’est pas hyper spontané comme procédure. Mais on est d’accord, le coté rituel fait partie de la magie ! )
24 juin 2005 à 8:388
Quoiqu’il en soit Ferrari restera toujours synonyme de rêve pour le commun des mortels même lorsqu’ils se plient aux dures lois du marketing et du marché.
24 juin 2005 à 9:38NB : au Mans 2003, il y avait une Enzo de Ferrari GB, je n’ai même pas osé la toucher…à l’inverse d’autres personnes qui ont étalé leurs mains grasses dessus…
Par contre, je n’ai pu m’empêcher de toucher toutes les voitures lors de la course cette année là. :o)
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Comment ça tu as touché les voitures LORS de la course ?
Tu as fais du stock car ?
Ou tu étais un commissaire à la sortie du paddock ?
24 juin 2005 à 9:4110
j’étais commissaire de stand avec un pass magique !!! et un appareil photo aussi !!!!
24 juin 2005 à 11:39=:o)
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