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Rions un peu: Debonair Royale AMG

%name Rions un peu: Debonair Royale AMGPour équilibrer un peu cette avalanche de bon goût automobile qu’a constitué le départ du Tour Auto 2005, un peu d’art pompier: la Mitsubishi Debonair Royale AMG. N’ayez crainte, la Debonair (le nom, déjà!) est restée confinée au Japon, et encore, pas longtemps. De nos jours, les braves ingénieurs de Mitsubishi Motors préfèrent s’éclater sur les Lancer Evo, on ne s’en plaindra pas. L’histoire de cette… chose… dans la suite de la note.

Mitsubishi vendait depuis 1964 des Debonair à une clientèle réduite mais fidèle de patrons japonais trop conservateurs pour acheter une allemande ou une américaine. D’inspiration, disons, soviétique, la placide limousine suivait donc sa paisible carrière, quand arrivèrent les années 80, avec leur boom économique et leur cortège de nouveaux riches; Mitsubishi, voulant récupérer une part du gâteau, relanca la machine avec un tout nouveau modèle en 1986, au design… particulier (rappellons nous, les folles années 80), la Debonair V. Pour couronner la gamme, on appella AMG (et oui, le même) qui à l’époque ne crachait pas sur les petits contrats vite fait bien fait.
Rajoutant des bouts de plastique ici et là, et le logo AMG un peu partout, le préparateur produisit une abomination rarement égalée par la suite (et pourtant il y avait de la concurrence. A la même époque la R11 Zender par exemple). Pour être juste, AMG travailla également sous le capot puisque la Debonair Royal AMG dispose d’un V6 de 200 chevaux, suffisant pour s’embarquer dans de folles virées avec les potes du Keidanren (MEDEF Japonais). Le succès se fit attendre.
Heureusement Mitsubishi mit un terme à l’horreur puisqu’en 1992 la Debonair fit l’objet d’une refonte complète et retournant poursuivre sa carrière discrète sous un aspect plus anodin.
A voir sur ce site, où un amateur (il faut avoir le sens de l’humour) a rassemblé des photos permettrant de se rendre compte pleinement de l’étendue du désastre.

1 réponse
  1. .V.
    .V. à |

    Chez Volvo, on doit être nostalgique en regardant cette photo. Ah la la, le temps où ils dessinaient leur voiture au double décimètre… Il est bien loin…Chabadabada !!!

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